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de l'activité physique pour avoir moins mal

 
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Manue
Océan de cothérapie
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PostPosted: 15/01/2015 09:46:30    Post subject: de l'activité physique pour avoir moins mal Reply with quote

http://www.actukine.com/De-l-activite-physique-pour-avoir-moins-mal-ou-_a45…

Quote:
De l’activité physique pour avoir moins mal : ? ou !
Rédigé par Yannick Barde-cabusson le Mardi 6 Janvier 2015

Épisode 1/4



Ce n’est pas un scoop, l’activité physique est bénéfique pour tous et pour tout. On nous rabâche toute la journée (même entre deux spots publicitaires pour de la pâte à tartiner) qu’il faut bouger pour être en bonne santé ! La liste des bienfaits de l’activité physique sur la santé est effectivement impressionnante et relayée largement par nos médias : pour s’en convaincre, petite expérience : faites un petit tour sur le web en tapotant sur votre moteur de recherche préféré (comme le font nos patients) les expressions « physical exercise benefits » et « activité physique bénéfices ». On dresse facilement une longue liste des bénéfices de l’activité physique sur la santé au regard des liens de la première page de résultats pour ces deux expressions.


En voici un aperçu succinct (même si les liens trouvés sont peu référencés, de bons niveaux de preuves existent généralement pour les affirmations suivantes) :


- Réduction du risque d’affections cardiovasculaires
- Amélioration de la fonction cardiorespiratoire
- Stabilisation du poids corporel
- Réduction du risque d’avoir certains cancers
- Amélioration de la santé mentale et de l’humeur
- Renforcement des os (lutte contre l’ostéoporose) et des muscles
- Prévention des chutes chez la personne âgée
- Augmentation de l’espérance de vie
- Amélioration de la qualité du sommeil
- Amélioration de la mémoire
- Amélioration de la libido
- Prévention du risque de diabète de type 2
- Amélioration de la fonction cognitive chez l’adulte
- Réduction des couts des dépenses de santé
- Aide à la gestion du stress
- Amélioration de la vitesse de récupération suite à une hospitalisation
- Diminution de la probabilité d’avoir une dépression
- Renforcement de la socialisation
- Amélioration de la fonction immunitaire
- Amélioration de la coordination, des temps de réaction, etc.
- Amélioration de la confiance en soi et de l’estime de soi
- (…)
- Je n’en peux plus mes doigts me font … mal ! Grosso modo : l’activité physique améliore tout ce qui est humainement humain !


Et pourtant … il ne vous saute rien aux yeux ?


Aucun des liens proposés ne formule explicitement que l’activité physique diminue la douleur. Eh bien oui, Mesdames et Messieurs, on vous vend de l’activité physique qui vous sculpte, vous donne de belles fesses, vous fait maigrir ou au moins vous y aide, vous évite la dépression, vous rend intelligent, etc… mais à aucun moment on ne mentionne explicitement l’activité physique en tant qu’antalgique ! Non, pour vos douleurs, c’est bien connu, il y a … euh… les médicaments bien sûr !


What else ?


Pas étonnant au final que nos patients tiennent des propos « méfiants » vis-à-vis de l’activité physique : poids des habitudes et des croyances concernant la supériorité des traitements passifs, kinésiophobie (Fear-Avoidance Model), etc... conduisent très souvent à un manque de motivation et d’implication dans les exercices prescrits et à une sorte de « défiance » envers le praticien : « Non, mais vous pensez vraiment qu’avec des exercices aussi simples je ne vais plus avoir mal ? » ou « J’attends de ne plus avoir mal pour faire les exercices et me remettre au sport ! », etc, etc, etc. (soupir)


Il est dommageable que nos médias et que des thérapeutes trop profondément ancrés dans un champ d’intervention uniquement passif ne relayent pas des informations plus « racoleuses* » concernant les bénéfices de l’exercice physique sur la douleur. Mais évidemment me direz-vous, si et seulement si de tels bénéfices existent bel et bien ! Car finalement, existe-t-il vraiment des preuves qui nous permettraient de dire à nos patients qu’un peu d’exercice a le même effet qu’un antalgique ? A première vue, cette question peut paraitre absurde tant l’exercice physique est bénéfique pour la santé ; on pourrait même se demander si cela n’a pas déjà été démontré... Eh bien nous allons bientôt voir que tout n’est pas aussi simple...




http://www.actukine.com/De-l-activite-physique-pour-avoir-moins-mal-ou-_a45…

Épisode 2/4


Poursuivons notre petite expérience : quittons notre moteur de recherche direction Pubmed avec une recherche à l’aide des mêmes mots clefs anglais que dans l’article précédent : en prenant uniquement les revues systématiques de moins de 5 ans pour parer au plus pressé : 989 entrées… hum… Je rajoute à mes mots clefs « chronic pain » : 37 entrées. Petite lecture en diagonale …

Résultat sans appel : il semble bien « Evidence-Based » d’affirmer que l’exercice physique est recommandé dans beaucoup d’affections douloureuses chroniques comme la fibromyalgie (1,2), la lombalgie chronique non spécifique, le whiplash, l’arthrose (3), la douleur neuropathique (4), etc. Mais de quels bénéfices parle-t-on exactement quand on recommande de l’exercice physique dans ces pathologies ?

On s’aperçoit vite que les critères de jugement retenus ne concernent pas uniquement la douleur : on retrouve ainsi des scores fonctionnels/amélioration de la qualité de vie, condition physique générale, symptômes de la pathologie (autre que douleur), etc. Les critères de jugements concernant la douleur reposent majoritairement sur des scores d’auto-évaluation type VAS/NRS (échelle visuelle/numérique). On connait désormais les limites de l’utilisation de ce genre d’outil dans les essais cliniques (5.6).

La question du premier article (1/4) reste donc entière : est-on vraiment certain des vertus anti-douleur de l’activité physique ? Pour répondre à cette question, il va nous falloir pousser plus loin nos investigations en cherchant des études qui ne se limitent pas à des scores d'auto-évaluation.




http://www.actukine.com/De-l-activite-physique-pour-avoir-moins-mal-ou-_a45…

Épisode 3/4



Petit rappel : nous avons bien identifié une problématique en nous demandant si la pratique de l’activité physique était réellement antalgique.

Comme nous adorons faire durer le suspense, pour ce troisième volet, nous avons volontairement opté pour « tirer » à côté : nous nous sommes donc demandé si l’activité physique permettait de prévenir les affections douloureuses chroniques. C’est une question dont la réponse est en train de se dessiner doucement et qui était d’actualité au dernier congrès de l’IASP à Buenos Aires.

L’expérimentation animale semble confirmer cette hypothèse (1,2). L’exercice régulier permettrait d’éviter la transition de la douleur aigue vers la douleur chronique par relâchement de macrophages régulateurs et de cytokines anti-inflammatoires (IL-10) capables de réduire la sensibilisation des nocicepteurs. Des preuves cliniques semblent également conforter le recours à l’exercice physique comme rempart à l’apparition de douleurs chroniques (3,4). D’autres recherches sont nécessaires et vont suivre.

En attendant, il semble scientifiquement pertinent de suggérer à vos patients une activité physique régulière pour prévenir la survenue de désordres douloureux chroniques.




http://www.actukine.com/De-l-activite-physique-pour-avoir-moins-mal-ou-_a45…

Épisode 4/4


Enième jour d’attente en priant pour qu’il n’y ait pas de coupure internet… Pourquoi diable avoir fait durer le suspense aussi longtemps ??? Tout simplement parce que la question « l’activité physique permet-elle à un patient douloureux de diminuer sa douleur ? » ne trouve pas de réponse scientifique simple et certaine...


Flûte … c’est malin !


Chez le sujet sain, l’activité physique, si elle atteint un seuil aérobie (environ 70% de la VO2 max) active l’inhibition de la douleur jusqu’à 30 min après la fin de l’exercice (1) ; les exercices isométriques et en résistance dynamique ont aussi un effet antalgique qui se prolonge un peu moins dans le temps (2). Chez les populations douloureuses chroniques, la taille tout comme la direction de l’effet de l’activité physique est aléatoire (2, 3). Certains chroniques obtiennent donc un effet hypo-algésique (ex : polyarthrite rhumatoïde) alors que d’autres (ex : fibromyalgiques), à l’inverse, subissent un effet hyper-algésique (4, 5). En fait, il semblerait qu’un dysfonctionnement de la voie opioïde endogène à l’effort existe principalement pour les affections où un processus de sensibilisation centrale est clairement identifié et pas pour d’autres affections douloureuses chroniques (3).


On pourrait donc se poser la question de l’intérêt d’utiliser des exercices physiques chez les chroniques s’ils ne permettent pas à certains d’entre eux de moduler leur sensibilité à la baisse. Pour Nijs (3), il ne faut cependant pas oublier les autres bénéfices de l’activité physique qui doivent dans ce cas prédominés sur les résultats vis-à-vis de la douleur : par conséquent, il n’est pas question de remettre en cause les bénéfices de l’activité physique tout comme son utilisation chez TOUS les patients.


Il est scientifiquement pertinent de suggérer à l’ensemble de vos patients une activité physique régulière : chez certains patients chroniques, ces exercices sont bel et bien antalgiques (« vous reprendrez bien du mouvement plutôt qu’un médicament ? ») ; en revanche, chez d’autres patients, sachez que l’activité physique n’aura pas d’impact sur la douleur et votre rôle de thérapeute sera d’insister sur les autres bénéfices à attendre notamment en terme de fonction.


Vous l’avez compris, il est encore très difficile de se prononcer sur les paramètres optimaux d’activité physique à adopter (type d’exercice, dosage, population cible, etc.) pour créer une antalgie chez les chroniques.

En conclusion nous citerons les mots du Dr Rovner qui concluait sa récente intervention au World Congress of Pain de Buenos Aires (IASP) :

“We don’t know which exercise programmes are best, but almost everything we try is getting them moving. It is important that the programmes contain education to reconceptualise pain as protective, and that the participants have a strong message that they are not broken.” (« Nous ne savons pas quels programmes d’exercices sont les meilleurs, mais ce qui est le plus important, c’est de tenter de les faire bouger. Il est primordial que ces programmes incluent de l’éducation pour re-conceptualiser la douleur comme quelque chose de protecteur, et que les participants reçoivent un message fort qu’ils ne sont pas hors service. »)

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Accepter, ce n'est pas se résigner, mais rien ne vous fera perdre plus d'énergie que de résister face à une situation que vous ne pouvez pas changer (Dalai lama)
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PostPosted: 15/01/2015 09:46:30    Post subject: Publicité

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Graine
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PostPosted: 18/01/2015 20:33:07    Post subject: de l'activité physique pour avoir moins mal Reply with quote

Très intéressant je trouve ! Merci beaucoup !
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khephren
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PostPosted: 19/01/2015 11:38:55    Post subject: de l'activité physique pour avoir moins mal Reply with quote

Et oui, chez nous certains mouvements font du bien, d'autres ont un effet désastreux et nous ne sommes en plus pas égaux face à cela.
Merci beaucoup Manue.
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Alice
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PostPosted: 19/01/2015 20:59:11    Post subject: de l'activité physique pour avoir moins mal Reply with quote

Depuis le temps qu'on se le dit sur le forum : nous sommes tous différents, nous réagissons de façon différente, non seulement aux medicaments, mais aux divers régimes, au sport, aux médecines dites "douces."...

Alors une seule solution : il faut tester, et bien apprendre à se connaître, pour avoir sa propre panoplie anti-douleur / anti- fatigue !
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Alice
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Anonyme001
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PostPosted: 19/01/2015 22:18:38    Post subject: de l'activité physique pour avoir moins mal Reply with quote

oui entierement d'accord

moins j'en fais, plus je ressens la douleur

lorsque j'occupe mon esprit mes doigts... cela l'eloigne quelque temps

et la gymnastique en balneo me fait enormement de bien
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PostPosted: 18/10/2019 13:32:37    Post subject: de l'activité physique pour avoir moins mal

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