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Actualités autour du médicament
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Manue



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PostPosted: 02/09/2014 23:59:09    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

Previous post review:

http://quebec.huffingtonpost.ca/david-juurlink/crise-opioides-ordonnance_b_…


Quote:
Le Canada tarde à réagir à la crise des opioïdes d'ordonnance
Publication: 01/09/2014 23:40 EDT Mis à jour: 01/09/2014 23:40 EDT



Au cours de ma première carrière comme pharmacien, j'ai travaillé dans plus de trente pharmacies en Nouvelle Écosse, exécutant plus de 100 000 ordonnances entre 1990 et 1995. Certaines étaient des ordonnances d'analgésiques puissants appelés opioïdes - des substances telles que la morphine et l'oxycodone, qui sont chimiquement et biologiquement très similaires à l'héroïne. À cette époque, ces médicaments étaient généralement réservés aux patients souffrant de douleurs aiguës, intenses ou liées au cancer.

20 ans après le début de ma deuxième carrière comme médecin, les choses ont beaucoup changé. En Ontario, environ dix personnes meurent accidentellement chaque semaine après avoir pris des opioïdes d'ordonnance, des personnes qui souvent sont dans la force de l'âge. Dans tout le Canada, le nombre des décès par surdose a augmenté, tandis que le taux de dépendance et les demandes de traitement de la dépendance ont explosé.

Cette situation a pris forme parce que les médecins ont commencé à prescrire plus librement des opioïdes aux patients souffrant de douleur chronique. Ce type de traitement conduit parfois à une amélioration notable de l'état du patient, mais ce n'est pas toujours le cas. Or, lorsqu'un médecin constate qu'un traitement n'agit pas, le patient a souvent développé entre temps une « dépendance aux opioïdes », ce qui signifie que son corps s'est accoutumé aux médicaments et qu'il réagira violemment s'il en est privé. On continue donc à le traiter à l'aide d'opioïdes avec des doses de plus en plus fortes, dans une quête dangereuse et souvent vaine pour obtenir un soulagement.

La situation est actuellement très délicate. D'une part, il y a des millions de patients souffrant de douleur chronique qui ont besoin d'une aide qui, généralement, se présente sous la forme d'une ordonnance. D'autre part, il y a une épidémie de toxicomanie et de décès. L'idée fausse selon laquelle les opioïdes offrent un traitement sûr et efficace contre la douleur chronique vient des sociétés qui les fabriquent et de leurs pseudo-experts dépêchés auprès des médecins de première ligne pour leur chanter les louanges de ces médicaments. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les médecins ont accepté les boniments des fabricants en l'absence de données probantes montrant que les avantages à long terme des opioïdes l'emportent sur les risques.

Les États Unis et le Canada ont tous deux déclaré une crise de santé publique en ce qui concerne les analgésiques sur ordonnance - aux États Unis, on compte environ 17 000 décès attribuables à ces médicaments chaque année. Mais les deux pays ont réagi très différemment. Aux États-Unis, Purdue Pharma a plaidé coupable en 2007 à une accusation de tromperie pour avoir induit en erreur les médecins au sujet de l'Oxycont** (molécule oxycodone), un acte délictueux grave qui lui a valu une amende de 634 millions de dollars. Aucune poursuite semblable n'a été intentée au Canada.

En 2011, un important rapport de la Maison Blanche révélait que l'abus de médicaments d'ordonnance était le problème de toxicomanie connaissant la plus forte croissance à l'échelle nationale et fixait des objectifs et un échéancier pour y remédier. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis exercent depuis une surveillance dans l'ensemble du pays des prescriptions d'opioïdes et des décès liés à ces substances, et s'emploient à décrire comment certains États sont parvenus à réduire le nombre de prescriptions de ces médicaments.

Au Canada, en revanche, il n'existe aucun système de surveillance et on ignore même le nombre de Canadiens qui meurent chaque année des suites de la consommation d'opioïdes. Récemment, le gouvernement fédéral a remis la responsabilité de s'attaquer au problème entre les mains du Centre canadien de lutte contre les toxicomanies, une organisation non gouvernementale qui, financée principalement par Santé Canada, ne dispose pas des ressources suffisantes et qui en plus est responsable de la lutte contre l'abus d'alcool et de drogues illicites. En 2013, un conseil consultatif du Centre a mis au point une stratégie de dix ans pour lutter contre la crise des opioïdes, mais ses 58 recommandations n'ont pas été classées par ordre de priorité (comme elles devraient évidemment l'être) et leur mise en œuvre a été confiée à des bénévoles d'autres organisations.

En février, le gouvernement fédéral a annoncé l'octroi d'un financement pour lutter contre le problème de l'abus de médicaments d'ordonnance dans le cadre de sa Stratégie nationale antidrogue, une initiative discrète relevant du ministère de la Justice et dont l'efficacité s'est révélée par le passé amoindrie par des restrictions touchant l'échange de renseignements. Ces mesures donnent ainsi la regrettable impression de n'être qu'ornementales et de n'avoir aucune réelle substance.

Nous faisons actuellement face à une crise de santé publique d'une ampleur exceptionnelle - une épidémie entretenue par des médecins bien intentionnés, des patients pleins d'espoir et des intérêts commerciaux, et perpétuée par l'inertie gouvernementale. Bien qu'une intervention concrète et importante de la part des gouvernements fédéral et provinciaux se fasse toujours attendre, certaines solutions pragmatiques ont déjà été proposées.

Il faut que les médecins reçoivent une meilleure formation, indépendante l'industrie pharmaceutique, concernant la douleur et son traitement. Nous devons commencer à prescrire des opioïdes de façon plus prudente; autrement, la situation ne changera pas. Une évaluation nationale des conséquences des opioïdes aurait dû être réalisée depuis longtemps. (Comment pouvons nous régler un problème dont nous n'avons pas la mesure?) Tous les médecins et pharmaciens devraient avoir accès en temps réel au profil pharmaceutique complet des patients, comme c'est le cas en Colombie Britannique depuis environ deux décennies. Les compagnies pharmaceutiques devraient être contraintes d'effectuer des évaluations à grande échelle des avantages et des risques associés à leurs médicaments, et non de petites études ayant pour objectif de faire en sorte que leurs produits soient commercialisés. Des registres des patients et des médecins devraient être constitués pour disposer de données sur les cas d'opioïdes prescrits à forte dose, ce qui aiderait à cibler les interventions visant à maximiser les avantages et à réduire au minimum les effets nuisibles.

Enfin, nous devons disposer de meilleurs traitements de la douleur, notamment de médicaments atténuant la douleur de façon sécuritaire et efficace. Il s'agit là d'un objectif à long terme ambitieux. D'ici à ce qu'il puisse être atteint, nous devons collectivement réduire nos attentes à l'égard de l'efficacité des médicaments pour les patients souffrant de douleur chronique. Tant que ce message ne sera pas bien compris et que les méfaits des opioïdes ne seront pas davantage pris au sérieux, ces médicaments continueront de causer un tort incommensurable.
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PostPosted: 02/09/2014 23:59:09    Post subject: Publicité

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jeannelacelloise
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PostPosted: 03/09/2014 03:15:26    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

http://www.lequotidiendupharmacien.fr/actualite/article/2014/09/02/retrait-…

Retrait de la dompéridone 20 mg

02.09.2014

Après la notification d’effets indésirables cardiaques graves, l’ANSM modifie les conditions d’utilisation de la dompéridone (Motilium, Péridys et génériques), et les spécialités contenant 20 mg de dompéridone seront retirées du marché le 10 septembre prochain. Ainsi, la dompéridone est désormais uniquement indiquée dans le « soulagement des symptômes de type nausées et vomissements » (les indications « sensations de distension épigastrique, gênes au niveau supérieur de l’abdomen ou régurgitations gastriques » disparaissent). Le médicament doit être utilisé à la dose efficace la plus faible, pour une durée maximale de traitement d’une semaine. Les nouvelles posologies sont : 10 mg jusqu’à 3 fois par jour chez l’adulte et les enfants à partir de 12 ans et de 35 kg. Pour les nouveaux nés, enfants de moins de 12 ans ou de moins de 35 kg, la posologie est de 0,25 mg/kg jusqu’à 3 fois par jour. Enfin, les médicaments contenant de la dompéridone sont désormais contre indiqués en cas d’insuffisance hépatique, d’affections qui allongent ou qui pourraient affecter la conduction cardiaque, d’insuffisance cardiaque congestive, ainsi qu’en cas de prise concomitante de médicaments qui allongent l’intervalle QT ou d’inhibiteurs puissants du cytochrome P 450 3A4.

Source : Lequotidiendupharmacien.fr

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Lisbei
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PostPosted: 03/09/2014 14:32:24    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote


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Manue
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PostPosted: 07/09/2014 13:36:58    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

http://www.medisite.fr/medicaments-et-risques-sante-7-habitudes-dangereuses…[Medisite-A-la-Une]-20140907


Quote:
7 habitudes dangereuses avec vos médicaments


Spontanément, vous écrasez votre médicament pour le prendre ou l'avalez avec un verre de soda. Attention ! Certaines mauvaises habitudes avec vos traitements peuvent altérer leur efficacité et entraîner des complications.

Ecraser un comprimé pour l'avaler

En avril 2014, la revue Prescrire mettait en garde contre le fait d'écraser un cachet pour l'avaler. "Cela dépend de la forme du médicament. En écraser certains peut avoir des incidences sur les effets" confirme Carine Wolf, pharmacienne.
Les médicaments enrobés : "L'enrobage d'un médicament est adapté à son mode de digestion souhaité. Parfois il doit passer dans l'estomac et parfois non. Il joue donc sur les bénéfices du médicament." L'écraser peut causer des effets secondaires allant de simples problèmes d'estomac en passant par l'ulcère jusqu'à une inefficacité du traitement.
A savoir : Si vous avez du mal à avaler les cachets, il existe des machines disponibles dans les pharmacies pour les couper en morceaux. Et pour les enfants de moins de 6 ans, il existe généralement une alternative en sirop. Demandez à votre médecin.

Prendre un médicament en dehors des repas

Si le médecin prescrit un médicament à prendre pendant le repas, il y a une raison : limiter les risques d'effets secondaires. "Lorsqu'on prend un médicament, il peut adhérer à la muqueuse de l'estomac et provoquer des lésions. Dans ce cas il vaut mieux le prendre au milieu du repas pour qu'il se mélange au bol alimentaire avec la nourriture ingérée" explique Carine Wolf.
A savoir : Certains médicaments ont des recommandations particulières qui seront communiquées au moment de la prescription. Les anti-acides, par exemple, doivent être pris après les repas "pour couvrir l'estomac et éviter les remontées acides".

Ouvrir une gélule pour l'avaler

Ouvrir une gélule et diluer la poudre dans l'eau n'est pas recommandé. "La forme gélatineuse qui enferme le traitement a joue un rôle dans son mode de libération dans l'organisme. Elle est gastro-résistante", explique Carine Wolf. Sans la gélule, la poudre va passer directement dans l'estomac où elle risque d'être altérée par les sucs gastriques. Les effets du médicament peuvent être diminués" explique notre interlocutrice.

Prendre un médicament à n'importe quelle heure

D'après des chercheurs anglais, l'heure à laquelle nous prenons nos médicaments influence leur niveau de présence dans le sang. Pour analyser la concentration sanguine de certaines molécules, ils ont comparé le métabolisme d'un groupe d'hommes après une nuit de sommeil normale et après une nuit blanche. Résultat ? 27 produits chimiques avaient un niveau plus élevé dans le sang des volontaires n'ayant pas dormi. L'horloge biologique devrait alors être prise en compte quand on est sous traitement.

Prendre un médicament avec de l'eau gazeuse

Il ne faut pas prendre un médicament avec n'importe quelle boisson. "Le mieux reste l'eau car c'est une boisson neutre" conseille notre pharmacienne.
Les sodas : "Les sodas sont des boissons gazeuses. Diluer un médicament effervescent dedans pourrait augmenter son acidité. Ils contiennent aussi beaucoup de sucre ce qui n'est pas recommandé aux personnes qui souffrent de diabète."
L'eau gazeuse : "C'est déconseillé chez les personnes qui font de l'hypertension. Les comprimés contiennent déjà beaucoup de sel, les prendre avec de l'eau gazeuse risque de faire trop."
L'alcool : Il est à bannir avec les médicaments. "Il modifie la métabolisation du médicament ce qui peut soit considérablement augmenter son effet, soit le diminuer" indique Carine Wolf.

Prendre un médicament qui reste dans sa pharmacie

Décidez soi-même de piocher dans les restes de sa pharmacie demande de la vigilance.
Les médicaments sans ordonnance : "On peut généralement en prendre sans grand risque" rassure Carine Wolf, pharmacienne. Le mieux est toujours de passer voir son pharmacien pour lui demander conseil.
Les autres médicaments : "Prendre un antibiotique qui reste dans sa pharmacie sans consulter un médecin n'est pas du tout recommandé", met en garde notre interlocutrice. Pourquoi ? Parce que la raison de vos maux est peut être une bactérie. Du coup, non seulement la bactérie peut avoir développé une résistance à l'antibiotique qui ne sera pas efficace. Mais aussi, parce que même si les symptômes sont les mêmes que la dernière fois, la bactérie peut être différente. "Seul le médecin peut savoir si c'est bactérien et quel médicament est vraiment adapté", ajoute Carine Wolf.

Arrêter un traitement avant la fin

Rhume, angine, sinusite... On peut parfois se sentir mieux, avant même d'arriver avant la fin du traitement prescrit par le médecin. Dans ce cas, peut-on arrêter les prises ? Tout dépend des cas.
Ceux que l'on peut arrêter : "Tous ceux qui sont destinés à soulager des symptômes comme un mal de tête, faire baisser la fièvre ou les anti-inflammatoires" explique notre pharmacienne.
Ce que l'on ne peut pas arrêter : "Les antibiotiques. Ce sont vraiment LES médicaments qu'il ne faut pas arrêter avant la fin", met-elle en garde. Ce sont des agents anti-infectieux, leur but est d'éradiquer une bactérie. "Si jamais elle n'est pas complètement supprimée, elle risque de développer une résistance qui lui permettra de se défendre contre cet antibiotique si vous devez le ré-utiliser" prévient la spécialiste. Du coup, le médicament risque de ne plus faire effet.



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PostPosted: 07/09/2014 15:53:23    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

ca m'etonne pas quelqu'un est mort apres en avoir pris.J'en avais plein le tiroir enfin plusieur boites et j'ai tout jetté
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PostPosted: 07/09/2014 15:56:45    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

Tiens manue je viens de recevoir toutes ces recommendations comment ne pas prendre ses médicaments .

ouvrir les capsules je le fais car problèmes pour avaler .faudra faire encore plus attention.
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Minouche
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PostPosted: 16/09/2014 17:57:15    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote


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Manue
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PostPosted: 20/09/2014 20:53:44    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201409/20/01-4801952-un-geant-du-me…


Quote:
Publié le 20 septembre 2014 à 04h30 | Mis à jour à 08h30

Canada :Un géant du médicament générique qui impose sa loi

Selon la Food and Drug Administration (FDA), la pharmaceutique torontoise Apotex a caché des données qui pourraient lui nuire et a falsifié les résultats de tests menés dans une usine indienne.



L'Ordre des pharmaciens du Québec s'inquiète de l'impuissance du gouvernement fédéral à l'égard du plus grand vendeur canadien de médicaments, qui a fabriqué plusieurs ingrédients dans des conditions inquiétantes et a manipulé des données.

Pressée de questions au Parlement, la ministre Rona Ambrose a dû expliquer pourquoi Apotex continue de vendre ici des médicaments bannis depuis avril aux États-Unis, soit depuis qu'une inspection de la Food and Drug Administration (FDA) révélait qu'ils étaient «adultérés». Selon la FDA, la pharmaceutique torontoise a caché des données qui pourraient lui nuire et a falsifié les résultats de tests menés dans une usine indienne.

Le Toronto Star vient d'en faire état dans un long reportage consacré aux 40 pharmaceutiques canadiennes s'étant vu reprocher des «violations graves» par la FDA depuis 2008. Elles ont continué de vendre des médicaments qui se dégradaient trop vite, contenaient trop de bactéries ou provoquaient des effets non déclarés, dont des caillots.

C'est cette enquête qui a forcé la ministre Ambrose à révéler comment le Canada a vainement demandé à Apotex de rappeler et de cesser d'importer sept médicaments contenant les ingrédients jugés suspects par la FDA (voir notre liste). Le Ministère s'est finalement résigné à exiger des contrôles de qualité additionnels pour éviter, dit-il, «de longues procédures judiciaires sans mesures immédiates».

Il y a un an, une enquête de La Presse révélait qu'Ottawa avait adopté la même attitude à l'égard de Ranbaxy, un autre géant du générique ayant vu ses produits proscrits aux États-Unis.

«Ce qu'a dit la ministre me laisse pas mal perplexe. Habituellement, quand elle demande quelque chose, les compagnies obtempèrent assez bien, a affirmé en entrevue le président de l'Ordre des pharmaciens, Bernard Bolduc. Nos pharmaciens se fient à Santé Canada pour assurer la qualité des produits. Si le Ministère demande des choses qui ne se font pas, c'est un problème.»

Vendus au Québec

Au Québec, les médicaments d'Apotex sont aussi vendus sous d'autres noms par les grandes chaînes de pharmacies québécoises. Leurs marques (comme Pro Doc, de Jean-Coutu, Sanis, de Pharmaprix, et Sivem, d'Uniprix, Proxim et Clinique Santé) s'approvisionnent en partie chez Apotex.

Ces échanges de produits ou «licences croisées» - très fréquents - sont toutefois cachés au public et aux pharmaciens. «On peut presque toujours savoir si nos autres biens sont faits en Chine, à Taïwan ou en Inde, mais pour les médicaments, jamais», souligne M. Bolduc.

Or, avec la mondialisation, de nombreuses usines ont déménagé. «Les compagnies sous-traitent en Inde, où ça ne coûte pas cher et où on prend parfois des raccourcis», affirme le président de l'Ordre.

Secret

Malgré tout, Santé Canada continue d'entretenir la culture du secret. Les rapports d'inspection de la FDA sont publiés sur le web, mais le Ministère canadien refuse de remettre les siens aux journalistes, ou même de révéler combien d'inspections ont été menées dans une société.

La ministre Ambrose promet maintenant de mettre plus d'information en ligne, sans préciser quand. «Santé Canada ne favorise pas la confiance en continuant d'opérer sous la couverture», a affirmé à La Presse Alan Cassels, chercheur à l'Université de Victoria et auteur de Selling Sickness.

«Même s'il ne faut pas paniquer, même si les médicaments ne sont pas dangereux, il faut assurément s'inquiéter de la façon dont le gouvernement se comporte, dit-il. Lui qui doit protéger la santé publique dit qu'il ne peut rien faire au sujet de produits potentiellement contaminés! Cela montre à quel point le gouvernement Harper ne veut surtout pas contrarier les industries.»

Pour se justifier, la ministre Ambrose a plutôt affirmé que la loi canadienne manque de mordant. Bien que la loi actuelle lui donne le pouvoir de retirer leur licence aux fabricants fautifs, elle préfère miser sur un projet de loi conservateur qui permettrait de leur imposer des amendes salées ou des rappels sans leur accord.

Danger?

Selon une source de l'industrie qui a requis l'anonymat, Santé Canada doit «exiger un rappel de tous les produits potentiellement dangereux et lancer une enquête approfondie sur les méthodes de fabrication».

«Les médicaments importés sont testés à nouveau à leur arrivée», tempère toutefois le président de l'Ordre.

Quant à savoir s'il y a lieu de ne plus faire affaire avec les sociétés problématiques, la majorité des principaux intéressés joints hier par La Presse a préféré ne pas répondre. Y compris chez Jean Coutu, dont la filiale Pro Doc - la marque de médicaments génériques la plus vendue au Québec - s'approvisionne en bonne partie chez Apotex. «Tous les médicaments vendus dans nos succursales sont approuvés par Santé Canada. Il n'y a eu aucun rappel. Le cas échéant, nous nous conformerons aux directives émises», s'est contentée d'écrire la porte-parole de l'entreprise, Hélène Bisson.

Pour sa part, Apotex a déclaré au Toronto Star que la société a «mis à jour ses politiques de conformité et ses procédures pour s'assurer que tous ses produits demeurent sûrs et efficaces».

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PostPosted: 20/09/2014 20:56:51    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

http://www.medisite.fr/medicaments-et-risques-sante-ces-medicaments-toxique…


Quote:
Ces médicaments toxiques pour votre foie


Plus de 1100 médicaments sont susceptibles d'être toxiques pour le foie. Medisite fait le point sur les plus courants avec le Pr Victor de Lédinghen, hépatologue au CHU de Bordeaux et secrétaire de la l’Association française pour l’étude du foie (AFEF).

Pas d'abus de Dolipra**®

Le surdosage en paracétamol (Dafalg**®, Dolipra**®, Efferalg**®...) est la principale cause de développement à court terme de l’insuffisance hépatique. La molécule de paracétamol, après son ingestion, étant transformée par le foie en un métabolite toxique (N-acétyl p-benzoquinone imine) qui au-dessus de 4g/jour* en détruit les cellules.
A l'origine du surdosage, on trouve fréquemment la recherche d'un soulagement rapide de la douleur ou de la fièvre sans vérifier la posologie et le mode d'administration, ainsi que le mélange des médicaments**.
Les premiers symptômes arrivent après 24h, et restent assez banals (nausées, vomissements, manque d'appétit, douleurs abdominales). Au bout de 3 jours, s'ajoutent de la fatigue, un teint jaune, des migraines, une digestion difficile, des éruptions cutanées.
Que faire : contactez le Samu (15).

* ne pas dépasser 5 jours d'automédication aux posologies indiquées.
** près de 450 médicaments disponibles sans et sur ordonnance contiennent du paracétamol.

Antibiotiques : l'Augmentin®, le plus connu

"Tous les antibiotiques sont susceptibles de dégrader le foie. Mais le plus connu, parce que l'un des plus prescrits, reste l'Augmentin®" explique le Pr de Lédinghen.
A quelle dose : à n'importe quelle dose.
Les principaux signes hépatiques : des signes non spécifiques peuvent prédominer tels que de la fatigue, des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements, une fièvre. Un teint jaune est parfois présent, éventuellement accompagné d'une perte d'appétit et d'un amaigrissement. Les symptômes de toxicité hépatique apparaissent en général de quelques jours à quelques semaines après avoir commencé le médicament.
Que faire : prévenir votre médecin. Le plus souvent l'hépatite guérit sans séquelle après plusieurs semaines après l'arrêt du traitement.

Anti-inflammatoires : gare à l'adv** (=ibuprophène)®

"Les anti-inflammatoires peuvent entraîner des problèmes hépatiques. Le plus connu reste l'Ibuprofène* que l'on donne en cas de douleurs et d'inflammations modérées" explique le Pr de Lédinghen.
A quelle dose : à n'importe quelle dose.
Les principaux signes hépatiques : un teint très jaune peut apparaître plusieurs jours à plusieurs semaines après la première prise, accompagné d'une perte d'appétit et d'un amaigrissement.
Que faire : prévenir votre médecin. "C'est souvent plus grave que pour les antibiotiques. En général, la guérison est complète, mais dans de rares cas, cela peut entraîner une insuffisance hépatique, voire le décès."

*Médicaments contenant de l'ibuprofène : adv** (=ibuprophène)®, Nureflex®, Spedifen®...

Coeur, acné, thyroide... Les autres médicaments à risque

- Presque tous les antirétroviraux pour lutter contre le VIH ont été associés à des effets secondaires sur le foie, mais plus particulièrement la névirapine (Viramune®), la stavudine (Zerit®), la didanosine (Videx®), la zodovudine (Retrovir®, Combivir®).
- Des médicaments pour traiter les problèmes cardiaques : l'amiodarone (Cordarone®), les inhibiteurs calciques, la quinidine...
- Des médicaments pour traiter le cancer : l'oxaliplatine, le tamoxifène...
- Des antifongiques comme la terbinafine ou le kétoconazole.
- Un antiacnéique : l'isotrétinoïne (Curacné®).
- Un antithyroïdien : le propylthiouracil
- Un médicament pour traiter l'asthme : le montélukast (Singulair®).
- Des antidépresseurs : la duloxétine (Cymbal** (duloxétine)®), la tianeptine (Stabl*n®)...
- Des antiépileptiques : la carbamazépine (tegret** (carbamazépine)®), le phénobarbital (Gardenal®)...

* la liste n'est pas exhaustive.

8000 accidents hépatiques par an

Selon l'AFEF, plus de 1100 médicaments sont susceptibles d'être hépatotoxiques. Les accidents restent cependant très rares puisqu'on ne constate que 8000 cas/an d'hépatites médicamenteuses en France.
Pourquoi : la majorité des hépatites sont liées à la transformation du médicament par le foie en des métabolites réactifs. Dans de rares cas, ils produisent une réaction immuno-allergique ou toxique qui abîment l'organe. Certains médicaments sont cependant plus susceptibles de provoquer ce type de réactions (paracétamol...).
Chez qui : "L'accident hépatique est souvent imprévisible. Tout le monde est concerné même si les personnes âgées demeurent les plus touchées. En cause : le vieillissement du foie et le fait qu'elles prennent plus de médicaments" explique le Pr de Lédinghen.

Sources

Remerciements au Pr Victor de Lédinghen, Hépatologue au CHU de Bordeaux, et secrétaire de l'AFEF.


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PostPosted: 22/09/2014 07:35:52    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

http://www.medisite.fr/medicaments-et-risques-sante-15-a-ne-pas-melanger.17…[Medisite-A-la-Une]-20140922


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15 médicaments à ne pas mélanger !


Associer certains médicaments, même courants, peut être extrêmement dangereux. Dolipra**®, adv** (=ibuprophène)®, Actifed®, Celestène®, Viagra®, Proz** (fluoxétine)®… Voici 15 exemples de molécules à ne surtout pas mélanger sous peine de se mettre en danger!

aspiri** (=acide acétylsalicylique) et adv** (=ibuprophène)

Quand sont-ils prescrits? L’aspiri** (=acide acétylsalicylique)® (acide acétylsalicylique) et l’adv** (=ibuprophène)® (ibuprofène) sont utilisés pour traiter la fièvre, la douleur et l’inflammation.

Quels sont les risques ? 'Associer ces deux médicaments anticoagulants entraîne un risque important d’hémorragie et d’ulcères', explique Jean-Luc Audhoui, pharmacien. Une étude écossaise menée auprès de 7 107 malades cardiaques traités avec de l’aspiri** (=acide acétylsalicylique) a démontré que les 187 sujets qui prenaient également de l’ibuprofène avaient un risque de décès deux fois plus élevé.

Autres interactions : L’aspiri** (=acide acétylsalicylique)® est aussi contre-indiqué avec Rhinadvil®, Antarene®, Nureflex®, Nurof**® ou Intralgis® puisqu’ils contiennent de l’ibuprofène.


Actifed Rhume et Dolirhume

Quand sont-ils prescrits? Actifed Rhume® et Dolirhume® sont conseillés dans le traitement des rhumes avec sensation de nez bouché et écoulement nasal, maux de tête ou fièvre.

Quels sont les risques? Actifed Rhume® et Dolirhume® ne doivent surtout pas être pris en même temps car ils peuvent entraîner une augmentation de la fréquence cardiaque (palpitations, tachycardie) et de la tension artérielle (hypertension). Pourquoi? Parce qu’il y a une potentialisation de la pseudo-éphédrine, substance vasoconstrictrice présente dans les deux médicaments qui accroît la pression sanguine.

Autres interactions: Actifed® ne doit pas être associé à Anadvil Rhume®, Nurof** Rhume®, Rhinadvil®, Rhinureflex® ou encore Sudafed® puisque ce sont tous des vasoconstricteurs.


Viagra et Trinitrine

Quand sont-ils prescrits? Le Viagra® (sildénafil) est utilisé dans le traitement des troubles de l’érection chez l’homme. Quant à la trinitrine, molécule présente par exemple dans Diafusor® ou Discotrine®, elle est prescrite contre l’insuffisance cardiaque et/ou les crises d’angines de poitrine (angor).

Quels sont les risques? Le mélange de ces deux types de médicaments peut entraîner 'une hypotension très grave', explique le Dr Catherine Solano, médecin sexologue. Pourquoi? Parce que le Viagra® multiplie l’action hypotensive (baisse de la tension artérielle) de la trinitrine.

Autres interactions: La trinitrine ne doit pas non plus être associée au Cialis® (tadalafil) ni au Levitra® (vardenafil®), autres médicaments traitant la dysfonction érectile.


Sintrom et Aspeg**

Quand sont-ils prescrits? L’Aspeg**® (acide acétylsalicylique) est utilisé pour traiter la fièvre, la douleur et l’inflammation. Le Sintrom® (acénocoumarol) est un anticoagulant (famille des antivitamines K) prescrit en cas d’arythmie cardiaque, de phlébite ou après un infarctus.

Quels sont les risques? 'Le principal risque du mélange est une hémorragie pouvant nécessiter une hospitalisation, et ce après une seule journée de prise commune', explique Martial Fraysse, pharmacien. Pourquoi? 'Parce qu’il y a une potentialisation des effets anticoagulants des deux médicaments.'

Autres interactions: Le Sintrom® ne doit pas être associé à l’ibuprofène, autre anticoagulant.

A noter: L’association aspiri** (=acide acétylsalicylique)-anticoagulant peut parfois être souhaitée par un médecin.


Humex sirop et Xan*x

Quand sont-ils prescrits? Humex® est un sirop à base de pholcodine (un antitussif opiacé) conseillé en cas de toux sèche. Le Xan*x® est un anxiolytique (famille des benzodiazépines) uniquement sur prescription pour traiter l’anxiété, l’angoisse, et éventuellement le sevrage alcoolique.

Quels sont les risques? 'Si une personne prend du sirop Humex® et du Xan*x® et qu’elle prend le volant après, l’accident est assuré, et ce, en une seule prise', assure Martial Fraysse, pharmacien. Pourquoi? 'Parce qu’il y a multiplication des effets sédatifs des remèdes', précise notre spécialiste.

Autres interactions: Le sirop Humex® ne doit pas être associé au Lexom**®, Vali**®, lysanx**®, Temes**® et Tranxè**® puisque ce sont aussi des benzodiazépines.


Proz** (fluoxétine) et Imigrane

Quand sont-ils prescrits? Le Proz** (fluoxétine)® (fluoxétine) est un antidépresseur (famille des Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine - ISRS) prescrit contre la dépression. L’Imigrane® (sumatriptan - famille des triptans) est indiqué contre les crises de migraines.

Quels sont les risques? Le Proz** (fluoxétine)® et l’Imigrane® stoppent l’élimination de la sérotonine au niveau du cerveau. Résultat, la concentration de cette substance augmente. Selon l’Afssaps, qui déconseille cette association, il y a un 'risque d’apparition d’un syndrome sérotoninergique', pouvant conduire notamment à des convulsions et/ou au coma.

Autres interactions: L’Imigrane® (et les triptans en général) ne doit pas être utilisé avec les autres ISRS (Derox**®, zolo**®...).


aspiri** (=acide acétylsalicylique) et Feldene

Quand sont-ils prescrits? On ne présente plus l’aspiri** (=acide acétylsalicylique)®, utilisée contre la fièvre notamment. Ce médicament courant, souvent considéré comme anodin, ne doit pas être associé avec le Feldene® (piroxicam). Il s’agit d’un anti-inflammatoire indiqué contre la douleur. Il est également antipyrétique et fluidifie le sang. Il est notamment recommandé en cas de rhumatismes (arthrose, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante).

Quels sont les risques? Le mélange de ces deux médicaments entraîne 'l’augmentation de l’effet anticoagulant (fluidification du sang) de l’aspiri** (=acide acétylsalicylique). Le risque, c’est l’hémorragie en quelques prises seulement', explique Martial Fraysse, pharmacien. De plus, 'leur prise commune favorise le risque d’ulcères', précise Jean-Luc Audhoui, pharmacien.


Maal** (Hydroxyde d'aluminium, Hydroxyde de magnésium (E527)) et Dolipra**

Quand sont-ils prescrits? Le Dolipra**® (paracétamol) est utilisé en cas de douleurs, de maux de tête et de fièvre. Il est, comme l’aspiri** (=acide acétylsalicylique)®, considéré comme sans risque. Mais il faut éviter de le mélanger avec un autre médicament ultra courant: le Maal** (Hydroxyde d'aluminium, Hydroxyde de magnésium (E527))® (sels d’aluminium) prescrit dans le traitement des brûlures d’estomac et des remontées acides.

Quels sont les risques? Vous risquez d’annihiler l’action du Dolipra**®. 'Le Maal** (Hydroxyde d'aluminium, Hydroxyde de magnésium (E527))® empêche et annule son absorption et donc ses effets', explique Martial Fraysse, pharmacien.

Autres interactions: Le Maal** (Hydroxyde d'aluminium, Hydroxyde de magnésium (E527))® empêche aussi l’absorption de l’ibuprofène et de l’aspiri** (=acide acétylsalicylique)®.

A noter: Il faut respecter un intervalle d’au moins 2 heures entre la prise du Maal** (Hydroxyde d'aluminium, Hydroxyde de magnésium (E527))® et des autres médicaments.


Glucophage et Célestène

Quand sont-ils prescrits? Le Célestène® (bétaméthasone) est un anti-inflammatoire stéroïdien qui appartient à la famille des corticoïdes. Il peut être utilisé pour soigner les allergies, crise d’asthme, sinusite aiguë, otite, mais aussi la sclérose en plaques, les rhumatismes articulaires aigus. Le Glucophage® (metformine) est utilisé comme traitement du diabète.

Quels sont les risques? Le mélange peut entraîner 'une hyperglycémie et un déséquilibre du diabète parce que les corticoïdes diminuent l’efficacité des antidiabétiques oraux', explique le Dr Albert-Claude Quemoun, pharmacien.

Autres interactions: Le Glucophage® ne doit pas être associé au Solupred® qui est aussi un corticoïde.


Alli et Coumadine

Quand sont-ils prescrits? Alli® (orlistat) diminue l’absorption des graisses au niveau intestinal. Il est prescrit contre l’obésité. La Coumadine® (warfarine) est un anticoagulant oral utilisé comme traitement préventif et curatif des thromboses (caillots sanguins qui se forment dans les vaisseaux).

Quels sont les risques? Alli® diminue l’efficacité de la Coumadine® en empêchant son absorption par le corps. Résultat : si on prend les deux médicaments ensemble, Alli® va agir mais pas la Coumadine®. Le risque de thrombose est alors fortement induit.

Autres interactions: Alli® est contre-indiqué avec la ciclosporine et les aux autres anticoagulants (Sintrom®, Previscan®...). Il vaut mieux éviter de l’associer à la pilule contraceptive.


Champ** et patch antitabac

Quand sont-ils prescrits? Le Champ**® (varénicline) et les patchs antitabac (contenant de la nicotine) sont indiqués dans le sevrage tabagique.

Quels sont les risques? La varénicline associée au substitut nicotinique peut faire baisser significativement la tension et augmenter le nombre d’effets secondaires (nausées, céphalées, fatigue, sensation de vertiges...). Il est donc déconseillé de les associer.

Autres interactions: Les patchs ne sont pas les seuls substituts nicotiniques. Les gommes ou les pastilles à sucer peuvent aussi faire augmenter les effets indésirables du Champ**®.


Mopr*l et Plavix

Quand sont-ils prescrits? Le Mopr*l® (oméprazole) est un anti-ulcéreux qui agit en diminuant la sécrétion acide de l’estomac. Il est notamment prescrit pour soigner les ulcères de l’estomac ou du duodénum. Le Plavix® (clopidogrel) est un anticoagulant utilisé en prévention des complications artérielles (infarctus, AVC).

Quels sont les risques? L’Afssaps a annoncé le 6 novembre 2009 que la prise de médicaments de la famille des inhibiteurs de la pompe à protons, dont le Mopr*l®, pouvait diminuer l’efficacité du Plavix®. Elle recommande que 'la prise concomitante de ces deux types de médicaments soit évitée'.

Autres interactions: Le Plavix® ne doit pas être associé aux anticoagulants par voie orale (ex : Previscan®, Coumadine®).


Rhinadvil et Marsilid

Quand sont-ils prescrits? Rhinadvil® est un anti-inflammatoire à base d’ibuprofène et de pseudo-éphédrine prescrit pour traiter les rhumes avec congestion nasale (sensation de nez bouché), maux de tête ou fièvre. Marsilid® (iproniazide) est un antidépresseur (famille des inhibiteurs de la monoamine oxydase - IMAO) prescrit contre la dépression.

Quels sont les risques? 'On a déjà observé chez certaines personnes que l’association de ces deux médicaments entraînait une hyperthermie (élévation de la température du corps) pouvant parfois être fatale', explique le Dr Albert-Claude Quemoun, pharmacien.

Attention: Le Marsilid® a une longue durée d’action. L’interaction est possible 15 jours après l’arrêt de la prise.


Mildac et Previscan

Quand sont-ils prescrits? Mildac® est un antidépresseur à base de millepertuis utilisé en cas d’état dépressif léger. Previscan® (fluindione) est un anticoagulant prescrit en cas de thrombose, d’embolie pulmonaire, de troubles du rythme cardiaque.

Quels sont les risques? 'Le millepertuis va induire la destruction du Previscan® et annuler ses effets', explique Martial Fraysse, pharmacien. Le risque de thrombose (formation de caillot) est alors fortement majoré.

Autres interactions: Le millepertuis, et donc Mildac®, est aussi contre-indiqué avec d’autres médicaments dont les anticoagulants oraux (ex: Plavix®), les contraceptifs oraux, certains antidépresseurs (ex: Proz** (fluoxétine)®, Derox**® ou zolo**®) et les triptans (ex: Imigrane®).


Daonil et Esberiven Fort

Quand sont-ils prescrits? Daonil® (glibenclamide) est prescrit aux personnes diabétiques pour équilibrer leur taux de glycémie. Esberiven Fort® (rutoside) en ampoule est un veinotonique utilisé pour soigner l’insuffisance veineuse, la sensation de jambes lourdes et la crise hémorroïdaire.

Quels sont les risques? 'L’association peut entraîner une hyperglycémie, des vomissements, voire des malaises liés à une mauvaise tolérance de l’alcool (l’Esberiven Fort® contient 0,82g d’alcool par ampoule)', explique Martial Fraysse, pharmacien.

Autres interactions: Daonil® est aussi contre-indiqué avec Daktar** (Miconazole)® (antifongique), adv** (=ibuprophène)® (anti-inflammatoire) ou encore les bêtabloquants (ex: Sectral®, Tenormine®, Lopressor®, Largactil®).


Comment éviter les interactions?

On estime que le risque de faire une interaction médicamenteuse est de 6% quand on prend deux médicaments, de 50% quand on en prend cinq et de 100% quand on prend dix! Pour être sûr de les éviter, le premier réflexe à avoir est d’informer son médecin et son pharmacien de tous les traitements que l’on prend.

Il est aussi important de bien lire les notices d’emploi de chaque médicament. Par ailleurs, sachez qu’il est possible d’ouvrir un dossier pharmaceutique personnel avec sa carte Vitale. Comme l’explique Jean-Luc Audhoui, pharmacien: 'Ce dernier enregistre les médicaments prescrits à la personne sur les quatre derniers mois et analyse les interactions possibles. Aujourd’hui, une pharmacie sur deux est équipée.'


Sources

- Référentiel national des interactions médicamenteuses, Afssaps.

- Guide pratique des médicaments, Dorosz, ed.Maloine, 2009

- Effect of ibuprofen on cardioprotective effect of aspirin, MacDonald TM, Wei L, Lancet 2003 ;361 : 573-4 - Conseil national de l’ordre des pharmaciens


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PostPosted: 23/09/2014 07:29:45    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

http://www.medisite.fr/medicaments-et-risques-sante-la-verite-sur-les-medic…[Medisite-A-la-Une]-20140913


Quote:
La vérité sur les médicaments génériques


Le médicament générique n'est JAMAIS la copie conforme de sa spécialité référente. Composition différente, efficacité moindre, réactions allergiques sévères, génériques à éviter… Peut-on continuer d’en prendre sans risque ou faut-il arrêter ? Medisite vous répond avec le Pr Charles-Joël Menkès de l’Académie nationale de médecine.
différences médicament générique princeps

Quelles sont les vraies différences avec un générique ?

« Le générique n’est pas la copie conforme de la spécialité référente » a déclaré le Pr Charles-Joël Menkès dans son rapport de février 2012. Inquiétante, cette phrase a fait le tour du Web, quelques heures seulement après la publication du fameux rapport.


Qu’est ce qu’un médicament générique ? Le médicament générique est produit à partir d’un médicament de marque (dit aussi « princeps ») dont le brevet est tombé dans le domaine public. « On a alors le droit de le copier mais cette copie n’est pas obligatoirement strictement identique au médicament de marque », explique le Pr Menkes.


Quelles différences ?

- « Un médicament contient une molécule active et des excipients qui sont destinés à la fabrication et à l’obtention d’un comprimé effervescent, d’une gélule, de sachets en poudre… Le générique ne présente pas obligatoirement les mêmes dosages que le médicament de marque, à part pour la substance active », indique notre interlocuteur.

- Le générique ne contient pas obligatoirement les mêmes excipients que son princeps.

- « Pour avoir la possibilité de fabriquer une copie du médicament princeps, l’industriel doit montrer qu’après absorption du médicament, les quantités de la molécule active retrouvée dans le sang et l’organisme est identique à celle retrouvée après la prise du médicament de référence. C’est ce qu’on appelle la biodisponibilité. Une petite marge de 7 à 8% en plus ou de 7 à 8% en moins est autorisée entre les deux médicaments », indique le spécialiste. Dans son rapport, il rappelle que « la FDA (Agence américaine du médicament) a constaté qu’en 12 ans de pratique et après 2070 mesures, la différence de bioéquivalence entre produit princeps et produit générique ne dépassait pas 10% ».

Génériques : quand les éviter ?

Même si les médicaments génériques ne posent généralement pas de problèmes, « comme vous n’êtes pas sûr d’avoir les mêmes concentrations de composants par rapport au princeps, dans certains cas, il est préférable de ne pas les substituer », indique le Pr Menkès. Des exemples ?

- « Pour les personnes épileptiques, de nombreux neurologues considèrent que c’est ennuyeux de changer un médicament de marque contre un générique car il peut y avoir une reprise de crises », indique le spécialiste.

- « Les endocrinologues disent aussi qu’il vaut mieux prendre des médicaments de marque quand on traite des atteintes thyroidiennes », ajoute ce spécialiste. C’est ainsi qu’ils ont décidé de ne plus substituer la thyroxine (Lévothyr** (endocrino; molécule Lévothyroxine sodique)®).

- Le Plavix®. « Ses génériques sont à base d’autres sels, benzène sulfonate ou chlorhydrate. Ce changement de la nature du sel augmente la fluctuation de biodisponibilité et peut compliquer la substitution. »

Plus généralement, les anti-coagulants, les hypoglycémiants ou certains médicaments à visée cardiologique peuvent être difficilement substituables. Prudence donc !

Conseil : N’hésitez pas à poser toutes vos questions à votre médecin traitant ou au spécialiste si vous êtes suivi pour une affection chronique.

A savoir : Quand le médecin ne veut pas que le patient prenne le médicament générique du princeps il note la mention « NS » sur l’ordonnance. Cette demande doit être respectée par le pharmacien.

Les génériques moins efficaces ?

« Avec les antibiotiques, j'ai pu constater que l'efficacité pouvait être un peu moindre et retardée », témoigne le Pr Menkès. Cela a notamment été mis en évidence par Omar Vega (1). En injectant certains génériques de la vancomycine par voie intraveineuse chez des souris infectées par un staphylocoque, ce chercheur a observé une différence d’efficacité avec le princeps, « malgré une équivalence pharmaceutique parfaite ». « Cette différence d’efficacité est également observée avec le Targocid® sur des colonies de staphylocoques résistants », souligne le Pr Menkès dans son rapport.

(1) VEGA O, AGUDELO M, SALAZAR BE- Generic Vancomycin products fail in vivo despite
being pharmaceutical equivalents of the Innovator. Antimicrob Agents Chemother, 2010.


Ne changez pas de génériques

Si vous utilisez régulièrement un médicament générique, évitez d’en changer pour un autre générique. Pourquoi ? Un, parce que ce nouveau médicament générique peut entraîner des effets secondaires que l'autre n'entraînait pas. Deux, parce qu'en cas de traitement chronique, "on peut être désorienté par les changements d’aspect et de dosage des médicaments habituels", prévient le Pr Menkès.

Conseil : Ne prenez pas de risque et n'acceptez pas que votre pharmacien vous délivre un autre générique si vous n'êtes pas sûr(e) de vous repérer.

Des risques d’allergies ?

Le médicament générique n’a pas obligatoirement les mêmes excipients que le princeps. Or « ce changement d’excipient peut occasionner des réactions allergiques plus ou moins sévères, notamment avec les formes orales des antibiotiques (usage pédiatrique) », explique ainsi le Pr Menkès. Mais pas seulement ! Dans le Code de la santé publique, on trouve toute une liste d’excipients dits « à effets notoires » pouvant être responsables d’allergies. Par exemple, le lactose, l’arachide, le latex…

Conseil : Lisez bien les notices avant de prendre le médicament, on ne sait jamais !


1 générique sur 2 vient de Chine

Vous ne le savez sans doute pas (puisque ce n’est jamais écrit sur les notices médicamenteuses) mais un médicament générique sur deux vient de Chine. C’est plus précisément 40 à 50% des principes actifs des génériques qui sont concentrés en Chine. Les autres peuvent venir d’Inde, du Brésil, de Russie, du Mexique ou encore de la Turquie. La cause de ces délocalisations aux quatre coins du globe : « Le coût croissant de la recherche pour les produits innovants et la pression sur les coûts de fabrication », explique le Pr Menkès. Mais comme toujours, vouloir faire des économies a des contreparties… et qui peuvent ici peser sur notre santé...

Les génériques sont-ils autant contrôlés que les princeps ?

En mars 2010, l’Afssaps rappelle des médicaments fabriqués en Inde à base de clopidogrel (génériques de l’anticoagulant Plavix). Cause : « Plusieurs manquements aux bonnes pratiques de fabrication des médicaments » relevés lors d’une inspection sur le site de production. Ce cas semble heureusement isolé. 'La qualité des génériques circulant sur le marché national à l’heure actuelle est globalement satisfaisante. Il n’existe pas de différence significative entre les groupes princeps et génériques', déclarait l’Afssaps en juillet 2006 après 7 années de contrôles.

Comment sont-ils contrôlés ? 'Tous les établissements pharmaceutiques fabricants opérants sur le territoire français sont inspectés par les inspecteurs de l’Afssaps au moins tous les 2 ans quels que soient les médicaments fabriqués, princeps ou génériques', expliquait Fabienne Bartoli, adjointe du directeur général de l’Afssaps en mai 2009. En dehors de la France, ce sont les autorités européennes et locales qui vont contrôler les sites, sans oublier les laboratoires qui doivent surveiller leurs fournisseurs. Cependant « la synthèse des matières actives est passée de 3 à 4 étapes à une vingtaine d’étapes avec externalisation des sites de production et intervention de soustraitants. La qualité des produits devient plus difficile à assurer et impose aux autorités
compétentes des efforts importants en termes d’inspection sur place », rappelle le Pr Menkès.

Ce que recommande l’Académie de médecine : Appliquer formellement les dispositions réglementaires de contrôle de qualité. […] Le contrôle régulier des produits finis importés doit être de règle. Ce contrôle doit s’étendre aux produits princeps dont la matière première est importée, dans les mêmes conditions que pour les génériques.

Sont-ils de moins bonne qualité ?

Parce qu’ils sont généralement vendus moins chers, on peut penser que les médicaments génériques n’ont pas une qualité équivalente au médicament princeps. Vrai ou faux ? « Ils sont moins chers car le fabricant n’a pas eu à supporter le prix de la mise au point qui coûte beaucoup d’argent, non parce qu’ils sont de moindre qualité », répond le Pr Menkès. La substance principale (paracétamol pour Dolipra**® par exemple) a déjà été testée et approuvée pour la mise sur le marché. Sa qualité est donc déjà vérifiée.

Sources

- Place des génériques dans la prescription, Pr Charles-Joël Menkès, Académie nationale de médecine, 14 février 2012
- Matières premières pharmaceutiques, Mondialisation et Santé publique, Académie nationale de pharmacie, 20 avril 2011



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PostPosted: 23/09/2014 08:03:16    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

http://www.medisite.fr/medicaments-et-risques-sante-les-medicaments-qui-fon…[Medisite-A-la-Une]-20140917


Quote:
Les médicaments qui font grossir


La prise de certains médicaments peut faire grossir. 5, 10, 20 kilos... mieux vaut le savoir avant pour réagir à temps et contrer cet effet très indésirable ! Voici la liste des médicaments concernés.
cortisone prise de poids retention d eau

La cortisone fait gonfler !

Utile pour soigner de nombreuses pathologies inflammatoires (arthrite…), la cortisone n’en reste pas moins un traitement redouté parce qu’elle peut faire gonfler !

Pourquoi ? "La cortisone entraîne une rétention de sodium donc d’eau", explique Martial Fraysse, pharmacien.

A partir de quelle dose ? Plus la dose prise est élevée, plus le risque de prise de poids est majoré. Sachez que la dose maximale est 1mg/kg de poids, voire plus dans certaines pathologies (ex : cancer…). Par ailleurs, la durée du traitement doit également être prise en compte. "Il peut y avoir un risque de rétention d’eau pour les traitements supérieurs à 1 mois, même parfois à partir de 15 jours", précise notre interlocuteur. Pour les traitements de 5 jours, le risque est très faible.

Que faire ?
- En cas de traitement court : si on a vraiment peur de gonfler, on évite de resaler son alimentation.
- En cas de traitement long : adopter un régime pauvre en sel (consommés avec modération le lait, les yaourts, supprimer le sel à la cuisson et à l'assaisonnement...), et d’une manière générale augmenter sa consommation de protéines (viande, poisson) et privilégier les glucides lents (pâtes, riz) aux sucres rapides (bonbons, gâteaux) pour éviter de prendre de la graisse !
Dans tous les cas, parlez-en à votre médecin dès que vous constatez une prise de poids.


Des médicaments pour le coeur responsables d'oedèmes

Prescrits pour soigner les problèmes cardiovasculaires (arythmie, hypertension artérielle, angine de poitrine…), les médicaments dits "inhibiteurs calciques" (parce qu’ils limitent la libération de calcium) peuvent faire gonfler.

Pourquoi ? "Ils entraînent une vasodilatation des veines. Les veines permettent normalement au sang de remonter vers le haut du corps. Quand elles sont trop dilatées, le sang remonte mal et stagne. Cette stase sanguine peut être responsable d’un œdème des membres inférieurs" explique Martial Fraysse, pharmacien.

A partir de quelle dose ? Le gonflement est associé à des traitements de longue durée.

Que faire ? En parler au médecin qui a prescrit le traitement dès les premiers signes de prise de poids. Il pourra remplacer le médicament par un autre de la même classe qui n’entraînera peut-être pas cet effet secondaire.


Piqûres d'insectes, rhume des foins : méfiez-vous des antihistaminiques !

Les antihistaminiques sont des médicaments pouvant être indiqués dans le traitement du rhume des foins, de l’urticaire, des morsures et piqûres d’insectes, ou encore dans la prévention du mal des transports ou comme antitussif. Parmi leurs effets secondaires, la prise de poids.

Pourquoi ? "Ils agissent sur des neurotransmetteurs qui diminuent la sensation de satiété donc augmentent la prise alimentaire" explique Martial Fraysse, pharmacien. Il peut aussi y avoir une augmentation de l’appétence.

A partir de quelle dose ? "L’effet peut être visible sur une prise courte, au bout d’une semaine par exemple", renseigne notre interlocuteur.

Que faire ? En parler à son médecin dès les premiers signes de prise de poids. Il existe de nombreuses solutions de remplacement.

A noter : Les somnifères peuvent également entraîner une prise de poids, par les mêmes mécanismes que les antihistaminiques.


Lexom**®, Vali**®, lysanx**® : les tranquilisants diminuent la sensation de satiété

Les médicaments prescrits pour soigner les troubles de l’anxiété (dont les plus fréquents sont les benzodiazépines) peuvent faire grossir.

Pourquoi ? "Ils agissent sur des neurotransmetteurs qui diminuent la sensation de satiété donc augmentent la prise alimentaire" explique Martial Fraysse, pharmacien. Ils peuvent aussi augmenter l'appétit.

A partir de quelle dose ? La prise de poids liée est généralement visible dès le premier mois de traitement. Elle se stabilise entre 8 et 20 semaines selon les molécules.

Que faire ? Parler de la prise de poids avec son médecin, dès les premiers signes. Parmi les conseils donnés : suivre une alimentation équilibrée (avec réduction des sucres et des gras), opter pour une activité physique régulière, voire y adjoindre une psychothérapie.


Pilule contraceptive : un risque de rétention d'eau

Apparue à la fin des années 1950, la pilule est la méthode de contraception la plus utilisée en France. Mais comme tous médicaments, elle a ses inconvénients. Un des plus redoutés par les femmes est la prise de poids.

Pourquoi ? Les pilules qui contiennent des oestrogènes (ce n’est pas le cas pour toutes, elles peuvent ne contenir que des progestogènes) peuvent favoriser une prise de poids par rétention d’eau et de sel, et par stimulation de l’appétit. Les oestrogènes activent aussi la fabrication du tissu graisseux, surtout au niveau des fesses et des cuisses (graisse féminine).

A partir de quelle dose ? Les pilules anciennes, fortement dosées, faisaient souvent grossir. C’est moins le cas aujourd’hui avec les minipilules.

Que faire ? Il faut en parler au médecin traitant ou gynécologue dès les premiers signes de prise de poids. Il pourra remplacer la pilule par une autre, ou proposer un autre mode de contraception (stérilet, implants…).


Les antidépresseurs augmentent la faim

Effex**®, Norset®, zolo**®, Derox**®… Quel que soit l’antidépresseur que l’on prend, il y a un risque de prise de poids.

Pourquoi ? "Ils agissent sur les neurotransmetteurs qui peuvent augmenter l’appétit par diminution de la sensation de satiété", répond Martial Fraysse, pharmacien. De plus, l’état dépressif est souvent associé à un manque d’activité, participant à aggraver la prise de poids.

A partir de quelle dose ? La prise de poids liée à la prise d’antidépresseur est généralement visible dès le premier mois de traitement.

Que faire ? Il est difficile pour le médecin de changer de traitement puisque la plupart des antidépresseurs ont comme effet secondaire la prise de poids. Il est plutôt indiqué de suivre une alimentation diététique, loin des sucres et des graisses pour limiter les kilos, et de conserver une activité physique régulière.



Les neuroleptiques peuvent faire grossir

Prescrits lors de dépression profonde, de démence, de certaines skyzophrénies, voire parfois de maladie d’Alzheimer, les neuroleptiques peuvent faire grossir.

Pourquoi ? Comme d'autres médicaments cités dans cet article, les neuroleptiques agissent sur des neurotransmetteurs qui diminuent la sensation de satiété donc augmentent la prise alimentaire. Ils peuvent aussi stimuler l'appétit. Enfin, l’état dépressif est souvent associé à un manque d’activité, participant à aggraver la prise de poids.

A partir de quelle dose ? La prise de poids est généralement visible dès le premier mois de traitement. Elle se stabilise entre 8 et 20 semaines selon les molécules.

Que faire ? Contactez son médecin dès les premiers signes de prise de poids afin de mettre en place un plan hygiéno-diététique permettant de contrer la prise de poids (réduction des apports en sucres, en gras, augmentation de l'activité physique...).


Sources

Remerciements à Martial Fraysse, docteur en pharmacie.



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PostPosted: 23/09/2014 11:38:51    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

Je n'osais pas exprimer "la diminution de satieté"

car je ne savais pas l'exprimer, j'ai faim un eheure apres avoir manger

un repas equilibré le soir, la nuit etc etc

et ce depuis quelques mois( 2 ou 3...) j'ai diminuer mon anti dépresseur

Cymbal** (duloxétine) de 120 suis passée à 60, j'ai supprimé Xan*x le soir 'par palier bien sur)

mais j'ai quelques gouttes de Rivotr** le soir depuis mes bloquages à répétitions de l'hiver dernier

et un cachou de Larox** (Amitriptyline chlorhydrate) 0,25, et bien sur les kilos que j'avais perdu

lorsque j'étais sous patch de morphine sont revenus!!!!!!!!!!!!

Alors je culpabilise car j esais bien que les kilos superflus ne sont pas
bon pour nos vieilles carcasses pffffffffffffffff zinzin zinzin zinzin zinzin
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Petalederose
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PostPosted: 26/09/2014 13:52:00    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

Coucou Cricri

Tu n'as pas à culpabilisé, ce n'est pas tjs évident de bien gérer les médocs et savoir ce qui va ou ne va pas.

J'ai pris du Larox** (Amitriptyline chlorhydrate) pendant plusieurs mois avant de savoir que j'étais fibro, et j'ai pris 20 kg.

Alors maintenant quand on veut m'en donner je dis NON Laughing Laughing

J'ai des fringales aussi en ce moment mais pas tjs au moment du repas, parfois c'est aussi une heure après.

Bon courage ma petite Cricri

Merci Manue pour le lien
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Jacques Salomé
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PostPosted: 26/09/2014 13:57:33    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

Merci Petale n'empêche qu'avec moins de kilos

je souffrirais moins et mon dos serait moins sollicité.....
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Lisbei
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PostPosted: 27/09/2014 16:07:44    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

je crois pas Cricri, malheureusement.
Quand je suis devenue "maigre" avec un des médocs que le doc m'a fait prendre, mon dos n'a pas arrêté d'avoir mal pour autant.... moi j'y crois pas ou plus.
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Pour une tite jasette, venez faire un tour ici:
terrasse du café et cliquez sur la date du jour
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PostPosted: 27/09/2014 22:36:14    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

merci Lisbei tu me déculpablise
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Miaou
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PostPosted: 28/09/2014 18:29:57    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

15 kilos avec 28 mois de Sifr*l ( prescrit pour le syndrome des jambes sans repos)
7 kilos reparti apres 7 mois d'arrets
mais les 7 autres j'ai suivi We*ght Watch*rs sans succes (alors que sur moi ca marchait avant .
Ce n'est qu'apres avoir lu " maigrir sans regime" que j'ai "lacher prise" et que j'ai reperdu les 7 autres ..
Comme ils y en avait dejà a la base 5 de trop ...mais la je n'y pense plus, je ne me pese plus qu'une fois .... quand j'y pense !
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Manue
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PostPosted: 28/09/2014 21:55:13    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-ca-fai…[QUOTIDIENNE]-20140926-[ACTU-Ca-fait-peur-:-une-seule-dose-d--antidepresseur-impacte-le-cerveau-entier]



Quote:
Ça fait peur : une seule dose d’antidépresseur impacte le cerveau entier


La prise d’un antidépresseur courant en dose unique peut modifier les connexions du cerveau en quelques heures seulement. C’est ce que montre le scanner cérébral de sujets ayant absorbé sous forme de pilule un inhibiteur de recapture de la sérotonine.

Le 25/09/2014 à 15:23 - Par Marie-Céline Jacquier, Futura-Sciences


Le Lexapro (escitalopram) utilisé dans l’expérience est un antidépresseur courant. © Tom Varco, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0




  
Dans nos sociétés, rares sont ceux qui n’ont jamais eu recours à un antidépresseur… Comment ce type de médicaments agit-il et quels en sont les effets, même en cas de prise ponctuelle, sur le cerveau ? Les faits : des modifications visibles en 3 heures

La sérotonine est un neuromodulateur qui joue de nombreux rôles, notamment en rapport avec l’humeur. Certains antidépresseurs agissent en limitant le déficit de sérotonine des personnes dépressives : ce sont les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), ou SSRI (serotonine reuptake inhibitor). C'est à cette famille de médicaments qu'appartient le Proz** (fluoxétine). Des chercheurs ont voulu observer le fonctionnement du cerveau de volontaires à qui avait été administré l'un de ces médicaments.

D’après leur article paru dans Current Biology, les scientifiques indiquent que les scanners réalisés sur les sujets de l'expérience ont révélé des changements dans la connectivité du cerveau en 3 h, ce qui les a surpris : « nous ne nous attendions pas à ce qu’un ISRS ait un effet si important en un temps si court ni que le signal résultant englobe le cerveau en entier », s’est étonnée Julia Sacher, du Max Planck Institute for Human Cognitive and Brain Sciences. En effet, on pensait jusqu’alors que les effets de ces médicaments sur l’architecture du cerveau apparaissaient bien plus tard.

Décryptage : la connectivité cérébrale est modifiée

Pour leurs travaux, les chercheurs avaient recruté 22 sujets en bonne santé. Ceux-ci ont laissé leurs pensées divaguer pendant environ 15 min tandis qu’un scanner cérébral enregistrait des données sur le flux sanguin dans l'encéphale. L’antidépresseur utilisé était une dose d’escitalopram, commercialisé sous le nom de Lexapro.
Les chercheurs ont obtenu des images en 3D du cerveau de chaque individu à partir desquelles ils ont mesuré le nombre de connexions entre des volumes élémentaires, les « voxels » (volumetric pixels). Constat a été fait qu’une seule dose d'ISRS réduisait le niveau de connectivité intrinsèque dans le réseau cérébral. Ils ont aussi observé une augmentation de la connectivité dans deux régions spécifiques, le cervelet (cerebellum) et le thalamus.






Marquage du débit sanguin sur certaines zones du cerveau, ici en 2D. Sur une image en 3D, les éléments de base, en volume, sont des voxels. © Arne May, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

Ainsi, une simple dose d’antidépresseur suffirait à produire des changements dans l’architecture du cerveau. Cela signifie que ces médicaments sont tout sauf anodins et par conséquent qu'ils ne doivent pas être banalisés.

Pas de panique : vers des traitements individualisés

Ces travaux ont pour objectif principal d’améliorer les thérapies existantes. L'analyse des différences physiologiques entre les individus qui répondent aux ISRS et ceux qui n’y répondent pas « pourrait aider à mieux prédire qui va bénéficier de ce type d’antidépresseur plutôt que d’une autre forme de thérapie. » L'étude pose les bases d'une prescription plus adaptée dans le cadre de thérapies individualisées pour les patients dépressifs.

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zouka
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PostPosted: 04/10/2014 07:39:58    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

number one merci à toi

sujet qui ma de suite interpellé... bon à savoir...comme je dis tout le temps on te soigne

d'un côté et sa te bousille de l'autre
comment faire? tous les traitements peu importe pour quoi..on

tous des effets néfaste à long ou à cours terme ex:

quand je prenais le lyr*** j'ai eu de gros problème à un de mes reins...aujourd'hui j'ai un dysfonctionnement

de celui-ci....suite à ce traitement de mer** ce qui n'arrange rien avec la SEP et mes sondages pas content je suis

obligé de faire des analyses tous les 6 mois.



A part le Proz** j'pense qu'il serait intéressant manue de savoir la liste des antidépresseurs qui ont un impact

sur le cerveau entier
clin d'oeil

Heureusement que je reçois la lettre (ma sauveuse manue) car même pas vu rougis ...et pourtant je trouve qu'en ce

moment ma participe sur le fofo est plus dance qu'avant.... je ne feuillte sûrement pas au bon endroit


zouka

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Manue
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PostPosted: 04/10/2014 08:30:54    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

la lettre est faite pour vous guider sur ce qui passé dans la semaine
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PostPosted: 05/10/2014 03:56:36    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

Si je puis me permettre Cricri, je ne suis pas en surpoids ( 60 kg pour 1,64m ) mais j'ai mal au dos, aux hanches (notamment quand je marche un peu plus longtemps que d'habitude!), aux articulations!!!
Avant de commencer le régime sans gluten, je faisais à peine 50 kg pour 1,67m ( j'ai perdu 3cm à cause de l'ostéoporause!!) et quand je me plaignais d'avoir mal au dos, aux hanches et aux articulations, le toubib m'expliquait que c'était normal car j'étais trop maigre et qu'il fallait que je prenne du poids!!! Rolling Eyes zinzin
Alors qu'à ma mère, sa consœur tenait le discours inverse!!! tape contre le mur
J'en conclus qu'en fait quand les toubibs ne peuvent nous soigner ils ont 2 possibilité soit c'est à cause d'un virus, soit c'est parce qu'on n'a pas le bon poids ( sous entendu: vous êtes responsable donc à vous de faire le nécessaire!!!) Rolling Eyes c'est pas ma faute !
Bref, poids= douleur: ce n'est pas aussi évident!!!
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Manue
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PostPosted: 14/10/2014 07:44:51    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

http://www.sante-nutrition.org/les-ogm-bientot-assiettes-docu-investigation…


Quote:

Xan** (Alprazolam), Lexom** (Bromazépam ), lysanx** (Prazépam), Vali**( Diazépam ), lorazépam, Myolast** ( Tétrazépam ), ces médicaments qui rétrécissent le cerveau
7 octobre 2014

En 1982, le gouvernement britannique apprenait que les benzodiazépines (dérivés du Vali**( Diazépam ) : Xan** (Alprazolam), Lexom** (Bromazépam ), lysanx** (Prazépam), Myolast** ( Tétrazépam )…) pouvaient provoquer des troubles neurologiques graves. 30 ans plus tard… les médecins continuent de distribuer les pilules comme des Smarties !

The Independent on Sunday a lâché une bombe. Le canard britannique s’est procuré des documents confidentiels plutôt gênants. En 1981, suite aux trouvailles du professeur (aujourd’hui émérite) Malcolm Lader, chercheur de renom dans le domaine de la psychiatrie, le Medical Research Council (MRC, institut gouvernemental) avait organisé un brainstorming scientifique pour évoquer le rétrécissement du cerveau survenu chez certains patients gobant des benzodiazépines. L’année suivante, le MRC décidait d’approfondir le sujet pour évaluer l’impact à long terme de ces molécules. Puis, plus rien. Le ministère de la Santé n’a pas donné suite.

La bourse ou l’avis

Aucun test « officiel » de toxicité neurologique à long terme n’a jamais été réalisé sur ces médicaments (Xan** (Alprazolam), Lexom** (Bromazépam ), lysanx** (Prazépam), Myolast** ( Tétrazépam )…) vendus à des dizaines de millions d’exemplaires, censés lutter contre l’anxiété, le stress, l’insomnie et les spasmes musculaires. Le Pr Lader a déclaré : « Je recevais de l’argent pour d’autres recherches et ne voulais pas être étiqueté comme la personne qui a tué les benzodiazépines… J’aurais dû être plus proactif… J’ai supposé que la prescription allait se tarir, mais les médecins ont continué de les balancer comme des Smarties« .

La camelotte qui ramolit le cerveau

En 1995, Heather Ashton, professeur émérite de psychopharmacologie clinique, a elle aussi fait une proposition à la MRC pour étudier le lien entre la consommation de « benzos » et les dommages permanents induits sur le cerveau. Sa proposition a été rejetée. La MRC se défend en prétendant qu’une fois « acceptées les conclusions du rapport de Malcolm Lader« , elle était prête à financer « toute demande de recherche répondant aux normes scientifiques requises« … ce qui n’est, prétend-elle, toujours pas arrivé à ce jour. La faute à pas-de-chance…

« Enorme scandale«

Députés et avocats se liguent aujourd’hui pour dénoncer un « énorme scandale » (dixit Jim Dobbin, président d’un groupe parlementaire multipartite sur les addictions médicamenteuses) qui pourrait ouvrir la voie à des recours collectifs pouvant impliquer jusqu’à 1,5 million de patients devenus accros à leurs dépends. Un grand nombre d’entre eux présenterait des symptômes neurologiques compatibles avec les constations de Malcolm Lader. Dans les années 1960, annoncés comme totalement inoffensifs, les benzos étaient présentés comme la première merveille du monde pharmaceutique. En une décennie, ils sont devenus les plus couramment utilisés au Royaume-Uni. Sauf que ces médocs révolutionnaires induisent une addiction particulièrement puissante, et cela en quelques jours.

Descente aux enfers

Valerie Bell a fait une attaque de panique, en 1984. Son médecin lui a immédiatement prescrit du lorazépam. Aujourd’hui, elle a 67 ans. Elle est sevrée depuis 2007 mais souffre toujours de douleurs neurologiques à la tête, au cou et aux pieds.

« Nous avions deux magasins de fleurs dans l’Essex, avec mon mari. Nous avons eu une belle vie [...] j’ai eu une attaque de panique lors d’une soirée. Mon médecin m’a dit qu’il y avait un nouveau médicament merveilleux en provenance des Etats-Unis, alors je l’ai pris sans poser de questions. Immédiatement après, je me suis senti mal. Le médecin a dit que c’était ma maladie et a augmenté les doses, tout en ajoutant un antidépresseur. Cela a duré pendant des années, une nouvelle pilule suivait de nouvelles pilules. Certains jours, je ne pouvais même pas sortir du lit.

J’ai vu 32 médecins, mais personne n’a dit que mes symptômes pouvaient provenir des pilules. Pendant des années, j’ai cru ces hommes en blouse blanche et costumes Armani. Quand j’ai décidé que ça suffisait, il m’a fallu 15 ans pour m’en sortir [...] j’étais totalement incohérente, j’entendais des voix, j’étais incapable de faire du thé. Aucun être humain ne devrait souffrir comme ça. Nous avons perdu notre maison et nos entreprises. Les médicaments ont détruit nos vies« .

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PostPosted: 14/10/2014 14:12:08    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

la traduction est un peu bizarre ....

et le jugement ,ou la vindicte me paraît un peu outrancière

ce n'est que ma façon de voir et de lire !!!!

Anne
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PostPosted: 17/10/2014 11:49:30    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

Il y a beaucoup à dire sur ces médicaments !

je pense que la réponse ce trouve dans l'adéquation de chaque individu et surtout dans le dosage.

Aucun médicament n'est inoffensif, partant de là, une surveillance est de mise concernant les effets secondaires.
Par contre . . . beaucoup trop de gens s'auto-médicamentent en dépassant les doses prescrites.

Il est vrai aussi que certains docs peu scrupuleux n'hésitent pas à gaver leurs patients.

Difficile de faire la part des choses !
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PostPosted: 19/10/2014 10:36:45    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

nous avons plein de meds qui affectent le cerveau et la vérité est que l'on connait pas encore comment il fonctionne vraiment ce cerveau c'est terrifiant.
E t tous ces produits dans les mains de docteurs qui ne connaissent même pas tres bien comment il fonctionnent et qui nous les donnent a gogo.

Moi je vais toujours au pharmacien pour demander les effets secondaires ou les problèmes de potentiation. Je sais ils ont plus de connaissances dans ce domaine.
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Manue
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PostPosted: 06/11/2014 08:11:09    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201411/04/01-4815830-dependance…


Quote:
Publié le 05 novembre 2014 à 05h00 | Mis à jour le 05 novembre 2014 à 05h00

Dépendance aux opiacés : un problème rare

Dans un reportage publié la semaine dernière, la journaliste Katia Gagnon... (Photo David Boily, La Presse)



Photo David Boily, La Presse
Ma Presse




David Lussier

Directeur de la clinique externe de gestion de la douleur chronique de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal

Dans un reportage publié la semaine dernière, la journaliste Katia Gagnon discute d'un problème de santé publique important, soit l'abus de narcotiques (morphine et ses dérivés, aussi appelés opiacés) par des toxicomanes. La facilité avec laquelle elle a pu se procurer des opiacés, grâce entre autres à des prescriptions falsifiées, est déconcertante. Il est donc crucial que les instances concernées travaillent ensemble, rapidement, afin de trouver des solutions à ce problème.

Ces solutions incluent une amélioration de la sécurité des prescriptions, mais également le remboursement par la RAMQ des traitements non médicamenteux de la douleur (par exemple, physiothérapie et psychologie) et de médicaments avec risque d'abus plus faible (par exemple, le tramadol), un meilleur accès à un médecin de famille pour un suivi régulier, plutôt qu'un recours aux cliniques sans rendez-vous, et une amélioration des ressources pour prévenir et traiter la toxicomanie.

Malheureusement, en mettant l'emphase sur l'abus de narcotiques et sur des patients rapportant être devenus dépendants à la suite d'une prescription légitime pour une douleur, le reportage donne la fausse impression qu'une majorité de patients traités avec des opiacés en deviennent dépendants, en abusent ou en vendent. Or, selon les études, moins de 5% y deviendront «accros». Si on exclut ceux qui ont une histoire préalable de toxicomanie ou de dépendance aux médicaments, ce pourcentage est encore plus faible.

Les opiacés sont prescrits pour traiter une douleur sévère, qu'elle soit aiguë ou chronique. Ils ne sont certainement pas dénués d'effets indésirables et de risques, autres que la dépendance, et sont donc prescrits avec beaucoup de prudence par la plupart des médecins, souvent très réticents à en prescrire. Dans ma pratique en clinique de douleur, je dois souvent insister pour convaincre un patient, qui pourrait être soulagé avec des opiacés, d'accepter d'en prendre. La plupart craignent énormément les risques de dépendance. Des reportages comme celui-ci ne font malheureusement qu'accentuer ces craintes injustifiées.

Il est important, quand on parle de dépendance aux opiacés, de distinguer la dépendance psychologique («être accro») et la dépendance physique. Malheureusement, le reportage ne fait pas cette distinction. La dépendance physique, très fréquente avec une prise régulière durant deux semaines ou plus, est un phénomène physiologique responsable des symptômes de sevrage mentionnés. Ces symptômes sont facilement évités en diminuant la dose du médicament graduellement. Ça ne veut aucunement dire que la personne traitée est «accro» au médicament ou «en manque», mais simplement que son corps s'est ajusté au médicament, comme c'est le cas avec plusieurs autres classes de médicaments, dont certains antihypertenseurs.

Ce reportage est le cinquième reportage publié par La Presse sur l'abus des opiacés au cours des trois dernières années. Malheureusement, pendant ce temps, aucun reportage n'a été effectué sur la douleur chronique et les lacunes du système de santé pour la prendre en charge de façon adéquate. La Semaine québécoise de la douleur chronique, du 2 au 8 novembre, serait une bonne occasion de s'y intéresser.
Réponse de la journaliste

Docteur Lussier,

Le chiffre de 5% que vous mentionnez peut paraître minime. Cependant, lorsqu'on parle à vos collègues spécialistes en dépendances, ils nous informent que leur clientèle de toxicomanes a changé du tout au tout. Ils voient désormais un type de clients qui était, auparavant, à peu près absent de leurs bureaux. Et bien souvent, ces gens ont un problème de dépendance aux narcotiques. Pour ces médecins, le problème d'abus et de surprescription est réel et aigu.

Je constate que les patients atteints de douleur chronique et les médecins qui les soignent ont été choqués par mes articles. L'Association québécoise de la douleur chronique a donné le mot d'ordre à ses membres de m'inonder de lettres. «Ignare», «stupide», «journaliste jaune»: ils n'ont pas ménagé les qualificatifs pour me transmettre leur déplaisir.

Ces gens ont malheureusement eu l'impression que je traitais tout le monde qui prend des narcotiques de toxicomanes. Ce n'était pas du tout le cas. Je leur souligne qu'en dernière partie de cette série, j'ai tenu à présenter le cas de Lise Lapierre, dont la vie a été transformée - pour le mieux! - par ces médicaments, ainsi que le témoignage d'une grande spécialiste de la douleur, la docteure Aline Boulanger, qui déplorait le sous-diagnostic dont font l'objet nombre de patients atteints de douleurs chroniques.

Merci,

- Katia Gagnon

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Manue
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PostPosted: 16/11/2014 22:38:53    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

http://www.senat.fr/questions/base/2014/qSEQ14070837S.html


Quote:
Pénurie de médicaments
14e législature
Question orale sans débat n° 0837S de M. Antoine Lefèvre (Aisne - UMP)
publiée dans le JO Sénat du 10/07/2014 - page 1652

M. Antoine Lefèvre attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la pénurie récurrente de médicaments constatée par les pharmaciens et les patients. Ainsi, il apparaît que les ruptures peuvent durer jusqu'à treize mois et que la moyenne soit de 94 jours. Ce sont 344 ruptures de stock de médicaments qui ont été répertoriées de septembre 2012 à octobre 2013. Cette situation, qui perdure, inquiète légitimement de nombreux malades qui utilisent au quotidien ces médicaments. Si celle-ci venait à se perpétuer, elle risque de leur causer de graves préjudices en matière de santé. En effet, certaines de ces molécules sont irremplaçables et sans générique possible, pour la plupart. Il semblerait que les laboratoires pharmaceutiques soient soumis à des quotas de fabrication de médicaments et préfèrent, par souci de rentabilité financière (le marché français étant un des moins chers au monde), les vendre à l'étranger, dans des pays où les prix ne sont pas plafonnés. Ces quotas sont donc atteints au détriment des malades français qui se retrouvent en peine de se soigner. Le décret n° 2012-1096 du 28 septembre 2012 relatif à l'approvisionnement en médicaments à usage humain, qui devait aider à un bon approvisionnement en médicaments à usage humain, semble de peu d'effet : par exemple et tout récemment, le stock de l'antibiotique « Pyostacine », qui a peu d'équivalent, était de 40 boîtes chez les grossistes pour tout le territoire français… Toujours en 2012 et concernant les matières premières pharmaceutiques, l'Académie nationale de pharmacie préconisait d'en prévenir les risques de pénurie par une forte incitation des décideurs publics et privés à relocaliser, au niveau national et européen, leur production et mettre en place une politique d'incitation industrielle (réglementaire, financière et fiscale). Il apparaît urgent de remédier à cette situation récurrente dont les répercussions, tant sur le coût de la santé que sur la qualité de la prise en charge, sont loin d'être négligeables. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les mesures susceptibles d'être prises afin que l'approvisionnement en médicaments fonctionne sans interruption dans les officines et que les patients soient durablement protégés de ces pénuries.

Transmise au Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes


Réponse du Secrétariat d'État, auprès du ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargé des droits des femmes
publiée dans le JO Sénat du 05/11/2014 - page 7645

M. le président. La parole est à Mme Corinne Imbert, en remplacement de M. Antoine Lefèvre, auteur de la question n° 837, adressée à Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes.

Mme Corinne Imbert. Monsieur le président, je pose cette question à la place de mon collègue Antoine Lefèvre, qui, assistant ce matin à des obsèques, ne peut participer à la séance. Elle concerne la pénurie récurrente de médicaments, constatée par les pharmaciens et les patients.

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, l'ANSM, a dénombré, entre septembre 2012 et octobre 2013, près de 324 ruptures de médicaments et 103 risques de rupture, un chiffre en hausse régulière depuis 2008. Ces ruptures peuvent durer jusqu'à treize mois, avec une moyenne de 94 jours.

Si cette situation venait à perdurer, quels graves préjudices seraient à craindre en matière de santé ? Certaines de ces molécules sont irremplaçables et sans générique possible pour beaucoup d'entre elles. Voilà qui inquiète légitimement de nombreux malades, mais aussi les officines.

Par souci de rentabilité financière, les laboratoires pharmaceutiques, soumis à des quotas de fabrication de médicaments, préféreraient la vente à l'étranger, dans des pays où les prix ne sont pas plafonnés alors que le marché français est l'un des moins chers au monde. Ces quotas seraient donc atteints au détriment des malades français, qui auraient alors des difficultés à se soigner.

Mais la pénurie a également pour origine des normes environnementales beaucoup plus contraignantes et la fabrication dans des pays tiers de la grande majorité des matières actives à usage pharmaceutique avec, en corollaire, la perte du savoir-faire industriel correspondant.

Le décret pris le 30 septembre 2012, qui devait aider à un bon approvisionnement en médicaments à usage humain, semble de peu d'effet.

Je citerai l'exemple tout récent de l'antibiotique Pyostacine, qui a peu d'équivalents et dont le stock se limitait à quarante boîtes chez les grossistes pour tout le territoire français. De même, l'Esidrex, médicament de référence dans l'hypertension artérielle, a manqué durant plusieurs semaines au cours de l'été 2013. Enfin, le Lévothyr** (endocrino; molécule Lévothyroxine sodique), médicament hormonal essentiel prescrit aux personnes souffrant d'hypothyroïdie, s'est trouvé en rupture de stock, ce dont prescripteurs et pharmaciens furent informés par voie de presse !

Le phénomène est également récurrent dans le monde hospitalier où les pharmaciens doivent régulièrement gérer des ruptures d'approvisionnement de plusieurs médicaments prescrits dans des pathologies lourdes, de nature cancéreuse en particulier.

En 2012, l'Académie nationale de pharmacie préconisait de prévenir les risques de pénurie concernant les matières premières pharmaceutiques par une forte incitation des décideurs publics et privés à relocaliser leur production aux niveaux national et européen et à mettre en place une politique d'incitation industrielle - réglementaire, financière et fiscale.

À peu de jours de la discussion au Sénat du projet de loi de financement de la sécurité sociale, je vous remercie, madame la secrétaire d'État, de bien vouloir nous informer de l'évolution de ce dossier tant peuvent être importantes ses répercussions sur le coût de la santé et sur la qualité de la prise en charge des patients.

Je rappelle en outre que les thérapeutiques jugées indispensables représentent 28 % des cas de pénurie.

M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d'État.

Mme Pascale Boistard,secrétaire d'État auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée des droits des femmes. Madame la sénatrice, la question des ruptures d'approvisionnement et des ruptures de stock est un problème de santé publique que la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, Mme Marisol Touraine, a identifié dès son arrivée au Gouvernement.

En effet, comme vous le soulignez, le circuit de distribution des médicaments français est régulièrement touché par des dysfonctionnements qui entraînent des ruptures de stock ou des difficultés d'approvisionnement transitoires.

Ces difficultés, qui ont des causes multiples, peuvent relever de problèmes dans la fabrication des matières premières et des médicaments. Elles peuvent également résulter de décisions d'arrêts de commercialisation prises par les industriels.

Dès le mois de septembre 2012, Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes a signé un décret renforçant les obligations pesant sur les différents acteurs de la chaîne pharmaceutique. Ce décret prévoit que les exploitants de spécialités pharmaceutiques doivent approvisionner tous les grossistes répartiteurs. Il instaure également un système de remontée d'informations sur les ruptures. L'exploitant qui anticipe une situation potentielle de rupture d'approvisionnement doit en informer l'ANSM en précisant les délais de survenue, les stocks disponibles, les modalités de disponibilité, les délais prévisionnels de remise à disposition du médicament et l'identification de spécialités pouvant, le cas échéant, constituer une alternative à la spécialité pharmaceutique en défaut.

Des centres d'appel d'urgence permanents ont été mis en place par les exploitants pour le signalement des ruptures par les pharmaciens officinaux et hospitaliers et par les grossistes répartiteurs.

Malgré ces mesures, le circuit pharmaceutique reste encore régulièrement touché par des situations de rupture. Il est donc nécessaire d'aller plus loin.

Le projet de loi relatif à la santé que la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, Mme Marisol Touraine, a présenté le 15 octobre dernier, en conseil des ministres, permettra d'approfondir les moyens de lutte contre ces ruptures d'approvisionnement ou de stock.

Le projet de loi se focalise en priorité sur la question des « médicaments d'intérêt thérapeutique majeur » dont les ruptures présentent le plus de risques.

Pour ces médicaments, les entreprises pharmaceutiques devront mettre en œuvre des plans de gestion des pénuries : constitutions de stocks selon la part de marché, sites alternatifs de fabrication le cas échéant, identification de spécialités pouvant constituer une alternative à la spécialité pharmaceutique en défaut.

Mme la ministre propose également de rendre plus rapide la mise en place des contingentements de médicaments en pharmacie à usage intérieur lorsqu'il est nécessaire de prévenir une rupture en régulant les stocks de médicaments disponibles.

Enfin, le Gouvernement travaille sur la question de la relocalisation des industries pharmaceutiques en France dans le cadre des travaux du Conseil stratégique des industries de santé, le CSIS.

Toutefois, l'exemple qui figurait dans la question de M. Lefèvre, à savoir l'antibiotique Pyostacine®,montre que les ruptures d'approvisionnement peuvent survenir même pour des produits fabriqués en France. Il est donc pertinent d'aborder le sujet sous l'angle des obligations pesant sur le titulaire de l'autorisation de mise sur le marché, l'AMM.

M. le président. La parole est à Mme Corinne Imbert.

Mme Corinne Imbert. En effet, les laboratoires se mettent en situation de rupture de stock de façon volontaire tout au long de l'année pour atteindre les objectifs qui leur sont parfois imposés. La question est bien là !

J'ajoute qu'un laboratoire peut faire jusqu'à deux fois et demie de marge supplémentaire s'il vend un médicament en Grande-Bretagne plutôt qu'en France. Dans ces conditions, notre pays étant, après le Portugal, celui où les médicaments sont les moins chers, on entretient le phénomène !

Cela étant dit, je remercie Mme la secrétaire d'État pour sa réponse, dont je prends acte.

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PostPosted: 17/11/2014 12:53:02    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

Mme Corinne Imbert. En effet, les laboratoires se mettent en situation de rupture de stock de façon volontaire tout au long de l'année pour atteindre les objectifs qui leur sont parfois imposés. La question est bien là !
c'est une honte!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

ça m'est arrivé il y a 2 ans: 3 mois sans anti douleur le seul qui convient pour mes maux de têtes
j'ai cru que je devenais folle!!!!!!!!!
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PostPosted: 19/11/2014 04:50:10    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-couleur-medicaments-peut-booster…


Quote:
Recommandé par
Comment la couleur des médicaments peut booster leur efficacité

Des études comme celle de chercheurs néerlandais ou français ont démontré que nous associons des couleurs de médicament avec des effets spécifiques, bien au-delà de la notoriété de la marque. Les réponses d'un chercheur en neuromarketing.

Neuro Magique
Publié le 26 Octobre 2014





Atlantico : Comment peut-on expliquer que notre jugement sur l’efficacité d’un médicament varie en fonction des couleurs ou de leurs nuances ? Par quels mécanismes neurologiques sommes-nous plus enclins à choisir un médicament en fonction de sa couleur ?

Bernard Roullet : En premier lieu, il convient de distinguer en matière de couleurs, le médicament en tant que tel (comprendre gélule, comprimé, ou pastille) et le conditionnement (le packaging) qui le contient.

Les effets propres se cumulent ou se chevauchent, naturellement. Des études ont souvent porté sur la couleur du produit lui-même et peu sur son packaging. J’ai co-publié en 2005 une étude (ayant fait l’objet d’une communication aux USA) portant sur les effets de la couleur du conditionnement médical et de la typographie de son nom commercial [1].

L’article a montré que la clarté et la saturation d’une couleur – en plus de sa teinte – induisaient des perceptions différentes de potentialité (potency en anglais), c'est-à-dire des attitudes différentes envers la puissance perçue du médicament. Un indice composite à base de 8 items avait été conçu pour l’évaluer. De même, une fonte (typographie et graisse) plus épaisse induisait une force perçue plus grande de la part des sujets (cf. infra).


On peut imaginer que des causes multiples expliquent ces effets. Des causes d’apprentissage (environnemental et éducatif) et de modes, qui associent couleur et signification (ou effet). Mais aussi, peut-être, des causes évolutives qui ont fait associer pour l’homo sapiens (et autres trichromates) des couleurs et des niveaux d’innocuité ou de danger. Il ne faut pas être grand clerc pour voir le lien ancien entre la couleur rouge et le crépuscule, l’incendie et le sang ; le bleu et l’eau pure, le ciel dégagé. Les teintes ont donc des valences déterminées, distinctes des facteurs culturels qui s’y greffent. Mais il existe deux autres dimensions à la couleur : sa clarté et sa saturation (pureté, « densité » de la couleur).

Pour les mêmes raisons évolutives, le sombre est inconnu et jugé plus menaçant que le clair, tandis que le « désaturé » est lointain et inoffensif (qu’on pense à un paysage de collines : les plus lointaines sont les plus désaturées).
La couleur des médicaments peut-elle aussi jouer sur l'effet placebo ?

Depuis l’apparition de la médicine, l’apparence d’un médicament a exercé un effet et joué un rôle dans la perception de sa force, de sa potentialité. L’effet placebo (« je plairai » en latin) est reconnu depuis Socrate. Le fait même de croire en son médecin ou au traitement prescrit, participe du processus de guérison.

Parmi les signes apparents, l’apparence du médicament, c'est-à-dire forme et couleur peuvent avoir une efficacité sur le traitement. Dès lors, si l’on est convaincu qu’une gélule noire est « très forte », les effets réels seront mieux potentialisés, voire amplifiés. Huskisson[2] a montré en 1974 qu’un placebo rouge était aussi efficace (pour des douleurs modérées) qu’un analgésique véritable. Des études de laboratoires plus récentes obtiennent des résultats similaires (cf. infra).

Par contre, des changements d’apparence (génériques) peuvent susciter des effets inverses...

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-couleur-medicaments-peut-booster…

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Manue
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PostPosted: 12/12/2014 21:03:07    Post subject: Actualités autour du médicament Reply with quote

http://www.santemagazine.fr/actualite-Stilno** (zolpidem)-Imova** (Zopiclone)-remboursement-divise-par-quatre-59677.html


Quote:

Stilno** (zolpidem), Imova** (Zopiclone)... remboursement divisé par quatre


Le remboursement du Stilno** (zolpidem) et de 6 autres somnifères divisé par 4

Depuis le 1er décembre 2014, les somnifères de la famille des benzodiazépines sont remboursés au taux de 15 % seulement, contre 65 % auparavant.

Sept médicaments sont concernés par cette baisse du remboursement :

le Stilno** (zolpidem) (zolpidem) ;
l'Havla** (Loprazolam) (loprazolam) ;
l'Imova** (Zopiclone) (zopiclone) ;
le Mogad** (Nitrazépam) (nitrazépam) ;
le Noctami** (lormétazépam) (lormétazépam) ;
le Nuctal** (Estazolam) (estazolam) ;
le Normis** (Témazépam ) (témazépam).

Cette décision a été prise par l'Union nationale des caisses d'assurance-maladie (Uncam) suite à des recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) qui avait proposé en juillet 2014 de relever le taux du reste à charge pour le malade à 85 %.

La décision a été publiée au Journal officiel le 14 novembre 2014.

4 millions de Français prennent des somnifères

En France, 4 millions de consommateurs se font prescrire régulièrement des somnifères pour traiter leurs troubles du sommeil. Par exemple, l'Imova** (Zopiclone) et le Stilno** (zolpidem) figurent parmi la liste des 30 médicaments les plus vendus.

La durée de prescription de ces médicaments s'étale la plupart du temps sur des mois, voire sur des années, alors qu'elle doit normalement se limiter à quatre semaines.
Les somnifères favorisent les chutes et les accidents de la route

Or, ces médicaments exposent à des risques d'abus et de dépendance. Ils augmentent la somnolence et ainsi le risque d'accidents de la route, peuvent favoriser les chutes et perturber la mémoire chez le sujet âgé, selon l'Agence nationale de sécurité du médicament.

Pour réduire cette surconsommation, la HAS a proposé de revoir les prescriptions de somnifères avec de plus faibles doses et sur de plus courtes périodes.

Elle rappelle également que face à une insomnie occasionnelle, il vaut mieux se créer une bonne hygiène de nuit.


Auteur:
Ysabelle Silly
Publié le 12.12.2014

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PostPosted: 15/10/2019 07:05:34    Post subject: Actualités autour du médicament

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